Luis García Plaza : « Pour moi, c’est un honneur d’être ici »
- Rabal

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Après son premier entraînement, la voix légèrement enrouée, Luis García Plaza s’est présenté en conférence de presse au Ramón Sánchez-Pizjuán avec un message clair : priorité au collectif, union autour du Sevilla FC, et surtout urgence de solidifier la défense. Son objectif est simple : assurer le maintien en retrouvant la force du stade de Nervión.
Dès le départ, il a affiché une motivation très forte.
« Je connais la situation, j’arrive avec une énorme envie, une énorme motivation pour mener l’équipe à bon port. Je veux une équipe qui transmette quelque chose dès le premier jour, qui entraîne notre public avec elle. Je me souviens quand je venais comme entraîneur adverse et que le public poussait énormément, c’est cette sensation que nous devons retrouver. Cette communion entre l’équipe et les supporters, si nous y arrivons, nous irons à bon port, c’est certain. »
Il a ensuite insisté sur son rôle auprès du groupe, entre exigence et soutien humain.
« Je dois leur apporter beaucoup d’exigence et beaucoup d’affection. Ils ont besoin d’un entraîneur qui leur montre clairement la voie, c’est ainsi que je veux les voir à Oviedo. Transmettre en quelques jours pour qu’on voie une implication totale. L’entraînement du jour a été un plaisir, maintenant il faut le reproduire en match. »
Avec seulement neuf journées restantes, il appelle à une mobilisation totale et immédiate.
« Il nous reste neuf matchs et nous devons donner le meilleur de nous-mêmes. Il faut mettre les intérêts du Sevilla au-dessus de tout. Croire en nous, car nous pouvons gagner n’importe quel match. Oviedo est notre objectif immédiat. C’est une fierté d’entraîner ce club, j’ai déjà enfilé le maillot du Sevilla FC. J’espère rendre la confiance par le travail, les résultats et la justesse. J’espère que ce sera une longue histoire. »
Sur le plan du jeu, il insiste sur l’état d’esprit et la mentalité avant tout.
« Il est difficile d’exprimer en si peu de temps ce que l’on attend d’eux. J’ai donné quelques lignes de base et ce que je veux, c’est que nous soyons une équipe compétitive. Que chaque match soit une finale, en sachant que nous pouvons gagner et en remportant les micro-matchs. Si l’équipe croit en cela, nous avons des joueurs pour y parvenir, sans aucun doute. Nous devons faire un travail mixte, d’abord en expliquant clairement comment nous voulons nous comporter sur le plan tactique et dans le jeu, mais surtout, le plus important, c’est dans la tête. L’état d’esprit doit être positif, en croyant en ce que nous faisons et en montrant à l’adversaire qu’il devra faire des choses pour nous battre. À partir de là, progresser et retrouver notre meilleure niveau. En plus de structurer les choses, les joueurs doivent retrouver leurs formes. Ils doivent franchir ce cap et se sentir en confiance pour prendre des risques. Mais le plus important, c’est le Sevilla. Ce sont neuf matchs dans lesquels nous devons donner la meilleure version de notre vie.»
Concernant l’effectif, il a été clair : tout le monde a un rôle à jouer et personne n’a de passe‑droit.
« Je n’ai entraîné que Joan. J’en connaissais d’autres et avec Gudelj nous nous étions rencontrés en Chine pour l’amener dans mon équipe. Avec Jordán, j’ai échangé quelques mots, comme avec tous. Je veux voir tous les joueurs et ensuite nous déciderons. J’ai déjà une idée car j’ai vu presque tous les matchs, mais Joan est un joueur parmi d’autres, comme tous. Ils repartent de zéro, il n’y a pas eu de pré-saison, mon idée peut changer en une semaine. Ils doivent montrer qu’ils veulent leur place, je leur ai expliqué que la compétitivité est ce qui nous rendra meilleurs. »
Enfin, il a identifié la priorité absolue : la défense.
« Nous sommes l’équipe qui encaisse le plus de buts du championnat. Je ne dis pas que nous n’en encaisserons plus, c’est très difficile, mais nous devons fermer la cage au maximum. Cela ne veut pas dire être plus ou moins défensif. Nous devons être une équipe difficile à affronter et progresser dans plusieurs aspects. Je suis venu exprimer ce que je veux faire, aujourd’hui en une journée je leur ai expliqué comment je veux fonctionner. Il nous manque des joueurs pour travailler, mais c’est le plus important. »
Et pour atteindre cet objectif, il mise aussi sur le retour d’un stade fort et décisif.
« L’équipe doit offrir quelque chose. Quand je venais ici comme adversaire, je voyais comment le public poussait et s’impliquait. Je veux une équipe dangereuse, qui arrive dans la surface, qui domine le match, capable de rivaliser… Si nous offrons cela, ce stade sera impressionnant. Nous devons réussir à embarquer le public, nous devons prendre des points à domicile, et si possible aussi à l’extérieur. »
Concernant son contrat jusqu’en 2027.
« Dans le football, les contrats n’attachent personne. Au Deportivo Alavés, j’ai signé pour un an et je suis resté. Quand j’ai signé pour deux ans, je suis resté six mois. Le club m’a contacté et ensuite les discussions avec mes agents ont été fluides. Il y a eu une volonté des deux côtés et tout est allé vite. Tous les contrats ont leurs particularités, moi je n’ai en tête que le match contre Oviedo. J’espère que cela ira au-delà de 2027. »
Sur son intégration au club.
« Tous les gens du club ont très envie de nous aider. Toutes les informations qu’ils pourront me donner, je les prendrai. Je vais m’appuyer sur eux comme sur mon staff habituel mais dans cette situation, nous devons tous pousser ensemble. Je l’ai dit hier à tous ceux présents au centre d’entraînement. Je veux seulement voir des personnes qui apportent et qui poussent. Si nous créons cet environnement, nous allons changer les choses. Parfois, je suis allé dans des clubs où j’ai laissé de très bonnes relations. Nous allons bien travailler ensemble et espérer que les résultats suivent. »
Sur la situation au classement.
« On ne peut jamais considérer quelqu’un comme condamné et Oviedo actuellement joue très bien. L’autre jour, ils ont battu Valence… Ceux qui sont plus bas ont plus de difficultés, mais il y a un groupe d’équipes qui peuvent se compliquer la vie. Nous devons penser uniquement à Oviedo, aux trois points, pour que les joueurs restent concentrés. J’aurais aimé avoir les internationaux ici, car la semaine prochaine nous devrons répéter beaucoup de choses, chaque match est une finale et le premier est Oviedo. Si nous ne pensons pas ainsi, nous faisons une erreur. J’ai battu le Barça de Guardiola, le Real de Mourinho, puis j’ai perdu contre le dernier. Il faut simplement être compétitif au maximum. »
Pour conclure, il a réaffirmé sa fierté.
« Les choses arrivent comme elles arrivent, on ne choisit pas les moments, ni où entraîner. C’est arrivé maintenant, je me sens prêt. Les choses fonctionneront ou non, je pense que nous allons y arriver, sinon je ne serais pas ici. Pour moi, c’est un honneur d’être ici, sans manquer de respect aux autres clubs que j’apprécie énormément, c’est un honneur d’être l’entraîneur du Sevilla FC. »











