Odysseas Vlachodimos : « Je mets l’hymne du Sevilla parce que j’aime l’écouter »
- Rabal

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Odysseas Vlachodimos s’est entretenu avec le média ABC de Sevilla à l’approche du derby sévillan. Le gardien du Sevilla FC aborde ce rendez-vous avec détermination et sérénité. Conscient de l’importance du choc face au Real Betis Balompié, il sait que ce type de match peut marquer une saison. Décisif à plusieurs reprises cette année, il entend bien répondre présent à La Cartuja et éviter de devenir la cible des attaques verdiblancas.
Installé depuis plusieurs mois à Séville, le portier grec affiche un épanouissement évident malgré une saison collective irrégulière. Il se dit pleinement heureux dans la ville et au sein du club, sans laisser transparaître la moindre frustration.
« Je suis très heureux ici. On peut le voir en me regardant profiter chaque fois que je joue avec l’équipe. J’essaie de donner le meilleur de moi-même chaque jour et cela me fait me sentir très bien. »
Arrivé en provenance de Newcastle UFC, il avait dû patienter avant de disputer son premier match. Une attente qu’il a vécue avec maturité après avoir échangé avec la direction et le staff technique. Pour lui, cette aventure à Séville est avant tout un cadeau.
« J’ai beaucoup parlé avec l’entraîneur, le Président et le Directeur sportif de toute la situation du club. Pour moi, le plus important depuis le premier jour, c’est que depuis mon arrivée cette expérience est un cadeau. Je voulais seulement rejouer et pouvoir tout donner à l’équipe. Cet endroit est comme je l’imaginais. »
Dans le vestiaire, la concurrence avec Nyland se déroule dans un climat sain. Les gardiens travaillent ensemble quotidiennement et cultivent un véritable esprit d’entraide. La compétition interne est vécue comme un moteur de progression.
« Notre relation est vraiment bonne. Je suis toujours avec les autres gardiens parce que nous nous entraînons en petit groupe. Je pense que nous avons tous une bonne relation au quotidien. Nyland, je l’aide et il m’aide. Nous nous aidons mutuellement. Nous voulons faire les meilleurs entraînements possibles pour être prêts lors des matches. Nous aimons ne pas nous fixer de limites dans l’apprentissage. »
Sous les ordres d’Almeyda, le groupe affiche également une cohésion solide. Il insiste sur l’unité du vestiaire et la proximité instaurée par l’entraîneur.
« Je pense que tous mes coéquipiers et moi-même avons une bonne relation avec l’entraîneur. Il reste fort pour nous tous afin de nous garder proches de lui, unis comme un groupe. On voit que nous sommes organisés sur et en dehors du terrain, que nous sommes soudés et que nous nous aidons beaucoup. Nous apprécions tous d’être au Sevilla et nous sommes heureux d’avoir Almeyda comme entraîneur. »
À l’approche du Gran Derbi, l’enjeu dépasse le simple cadre sportif. La rivalité entre le Sevilla et le Betis transcende la ville. Même si le classement est favorable aux Verdiblancos, Vlachodimos refuse tout complexe. Pour lui, un derby échappe à toute logique comptable.
« C’est toujours beau de jouer un derby comme celui de Séville. Il est important pour les gens et pour la ville. Nous nous préparons comme pour tous les matches : nous voulons gagner le derby. C’est notre mentalité et notre objectif à chaque rencontre, peu importe l’adversaire. Continuer à prendre des points reste très important pour nous. Nous essaierons de faire le meilleur match possible. Bien sûr, le classement montre que le Betis a fait mieux que nous, mais c’est un derby. Tout peut arriver dans un match comme celui-ci. Nous donnerons tout pour le gagner. »
La défaite du match aller n’alimente pas un esprit de revanche particulier, mais renforce simplement l’exigence de résultat. La seule obsession reste la victoire et les trois points.
« Nous avons perdu le match aller, c’est vrai. Mais comme je l’ai dit, notre objectif est de gagner chaque match. Nous voulions le gagner et nous ne l’avons pas fait, nous ne pouvons plus changer cela. Même si c’est un derby, nous avons la même mentalité que contre Getafe. Nous voulons les trois points. »
Concernant l’adversaire, il refuse de se focaliser sur un nom précis. À ses yeux, chaque équipe de LaLiga possède des arguments capables de faire la différence.
« Cela ne m’importe pas. Peu importe quel joueur est en face. LaLiga montre que chaque match est difficile à gagner. Tous les clubs ont leurs armes et de bons joueurs. Chaque adversaire est dur. Tous les équipes ont de grands joueurs, en attaque comme en défense. »
Habitué à l’atmosphère particulière des grands rendez-vous, il insiste toutefois sur la nécessité de conserver une préparation normale malgré l’intensité émotionnelle. L’équilibre mental reste essentiel dans un match aussi chargé.
« C’est important que nous ayons déjà joué un match de ce type. Nous savons tous qu’il est spécial. Nous connaissons son importance pour la ville et pour les supporters. Pour nous, cela doit rester une semaine normale. Nous nous entraînons selon les consignes de l’entraîneur, en donnant le meilleur jusqu’au match. Chacun cherche sa motivation personnelle avant une rencontre comme celle-ci. »
Son penalty arrêté face au Girona FC demeure l’un des moments forts de sa saison. Il souligne le rôle clé de l’entraîneur des gardiens et évoque avec tendresse le soutien de sa femme. Un travail collectif derrière un exploit individuel.
« En réalité, avec Elena, ma femme, nous n’avions pas parlé du fait que j’avais encaissé des penalties cette saison. Puis elle m’a dit que je n’en avais arrêté aucun et que je devais arrêter le prochain. Cela, je le travaille avec Arturo. Il prépare parfaitement les matches et me renseigne sur les adversaires. Même si les gardiens ont un fonctionnement individuelle, nous parlons toujours des penalties avec le staff. La décision finale m’appartient mais aussi à Arturo. Il a sauvé ce penalty. »
Très attaché à l’identité du club, il confie aussi son affection pour l’hymne du Sevilla FC, qu’il écoute même en voiture avec ses enfants. Un symbole fort de son intégration et de son attachement au club.
« C’est très beau. J’écoute toujours de la musique en voiture. Parfois je mets l’hymne du Sevilla parce que j’aime l’écouter, il est magnifique. Mes enfants me le demandent aussi maintenant. Quand il retentit avant d’entrer sur le terrain et que les supporters le chantent, j’en profite beaucoup. »
Sur le plan défensif, il reconnaît que l’équipe doit progresser pour encaisser moins de buts, tout en saluant les signes d’amélioration récents. Garder la cage inviolée est devenu une priorité collective.
« Le groupe est conscient et travaille pour changer cela. Nous faisons des progrès, comme l’autre jour contre Getafe où nous avons gardé notre cage inviolée. C’est mon objectif à chaque match et cela doit être celui de tous. Nous cherchons toujours à marquer, mais si nous gardons notre cage inviolée, nous serons plus proches de la victoire. »
Fort de ses expériences en Angleterre et au Portugal, Vlachodimos compare les championnats sans établir de hiérarchie définitive. Il voit la Liga comme un équilibre entre technique et intensité physique.
« LaLiga compte de grands joueurs et des équipes avec une grande capacité technique, offensive comme défensive. Tous les clubs ont des joueurs qui font la différence. Les équipes ont beaucoup de joueurs à l’aise avec le ballon. J’ai toujours dit que LaLiga est un mélange du championnat portugais, très technique, et de l’anglais, où le physique et les duels dominent. C’est un mélange positif des deux. C’est différent. Ce sont des styles de football différents. Je n’entre pas dans le débat pour savoir laquelle est meilleure. Ce sont deux ligues de très haut niveau, peut-être les deux plus grandes au monde avec les meilleurs stades et les meilleurs joueurs. »
Article du ABC de Sevilla traduit et réinterprété.










