Bronca au Sánchez-Pizjuán et vestiaire sous tension
- Rabal

- il y a 2 jours
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Le Sevilla FC a vécu l’une des soirées les plus sombres de sa saison en ce début janvier. La lourde défaite 0-3 face au Levante UD, ex-lanterne rouge du championnat, a provoqué une explosion de colère dans les tribunes du Ramón Sánchez-Pizjuán et laissé un vestiaire sous tension. Entre la bronca du sevillismo et les discours empreints de douleur des joueurs, le club traverse un moment critique.
Une afición à bout de nerfs
Dès le coup de sifflet final, la réaction des supporters a été immédiate. Les sifflets ont envahi le stade, accompagnés de cris visant directement les joueurs, accusés de manque d’engagement et d’attitude. En Gol Norte, les chants de protestation ont résonné avec force, certains supporters allant jusqu’à qualifier les joueurs de « mercenaires ».
La colère ne s’est pas arrêtée à la pelouse. Aux abords du stade, le climat est resté électrique. Une partie de l’afición a également pointé du doigt la direction du club, réclamant des changements profonds dans la gestion sportive. La défaite face au dernier du classement a été vécue comme un symbole fort : celui d’un projet à l’arrêt et d’une saison qui menace de basculer.
Un vestiaire marqué mais lucide
Face à cette situation, plusieurs joueurs ont pris la parole, affichant un discours commun mêlant autocritique, frustration et volonté de réaction.
Capitaine du soir, Nemanja Gudelj n’a pas cherché d’excuses. Touché, il a reconnu une entame de match insuffisante et souligné le tournant du but encaissé juste avant la pause, un coup dur dont le Sevilla ne s’est jamais remis. Malgré une volonté de réaction en seconde période, l’efficacité du Levante a fait la différence. Pour Gudelj, le constat est clair : le niveau affiché n’a pas été à la hauteur.
Même désarroi chez Batista Mendy, qui a admis un profond manque de repères après la pause. S’il estime que l’équipe avait bien commencé la rencontre, il reconnaît une deuxième mi-temps totalement hors de contrôle, avec deux buts encaissés en très peu de temps. Triste et frustré, il appelle à une analyse rapide et honnête pour corriger les erreurs.
« Nous ne pouvons que demander pardon »
Le discours le plus fort est sans doute venu de Djibril Sow. Le milieu suisse a livré une déclaration sans détour, reconnaissant une prestation indigne des exigences du club. Conscient de la gravité du moment, il a tenu à présenter des excuses claires aux supporters, estimant que la défaite était méritée et que le Sevilla n’avait jamais trouvé son rythme.
Sow a toutefois rappelé que l’équipe reste affaiblie par de nombreuses absences, notamment en attaque, sans pour autant s’en servir comme justification. Pour lui, une chose est sûre : le groupe doit relever la tête rapidement et montrer un tout autre visage lors des prochaines échéances.
Une réaction attendue, et vite
Entre une afición exaspérée et un vestiaire meurtri, le Sevilla FC se retrouve dos au mur. Le 0-3 contre le Levante a agi comme un électrochoc, révélant les fragilités sportives et émotionnelles d’un groupe sous pression.
Le message venu des tribunes est limpide, tout comme celui des joueurs : le temps n’est plus aux discours, mais à une réaction immédiate. Sans cela, la fracture entre le club et son public pourrait devenir irréversible.












