Séville unie dans la douleur : le geste fort du Sevilla FC en hommage à Sandra Peña
- Rabal

- 20 oct. 2025
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La ville de Séville a mis de côté ses rivalités pour faire face à un drame qui a bouleversé toute l’Andalousie. Sandra Peña, une jeune supportrice du Real Betis Balompié, s’est tragiquement donné la mort après avoir été victime de harcèlement scolaire. Un événement qui a profondément marqué la communauté sportive et humaine de la capitale andalouse.
Âgée de 14 ans, Sandra était connue pour sa passion inconditionnelle envers le Betis. Sur la photo diffusée par sa famille après le drame, on la voit sourire, vêtue du maillot verdiblanco, symbole de son amour pour le club d’Heliópolis, où se situe le stade Benito Villamarín. Selon les informations d’El Desmarque, la jeune fille aurait mis fin à ses jours mardi dernier en sautant du toit de son immeuble.
Face à cette tragédie, le Real Betis a décidé de dédier sa rencontre contre Villarreal à la mémoire de Sandra Peña. Les joueurs, le staff et le public ont observé un moment d’émotion intense avant le coup d’envoi, dans un climat de recueillement et de solidarité.
Mais l’hommage ne s’est pas limité à un seul club. Le Sevilla FC a également tenu à manifester son soutien. Dans un message publié sur le réseau X :
« Le Sevilla FC exprime sa solidarité envers toutes les victimes de haine, de harcèlement et d’intimidation, et adresse tout son soutien à la famille de Sandra Peña en ces moments douloureux. Nous sommes à vos côtés. »
Un message fort, repris et salué par de nombreux supporters des deux camps. Et pour aller plus loin, lors du match contre RCD Mallorca, à la 14e minute, le public du Ramón Sánchez-Pizjuán a déployé une banderole dans le virage Gol Norte sur laquelle on pouvait lire :
« Tolérance zéro pour le harcèlement. RIP Sandra. »
Cette initiative a été accueillie par une ovation émouvante, preuve que, face à la douleur, Séville sait s’unir. La rivalité éternelle entre les deux clubs laisse place à un message universel de respect et de compassion.
À travers ces gestes, les deux institutions andalouses rappellent l’importance de lutter contre le harcèlement, qu’il soit scolaire, social ou en ligne. Le football, souvent source de division, devient ici un vecteur d’unité et d’humanité, à l’image d’une ville entière qui se lève pour dire non à la haine et oui à la bienveillance.
Ce week-end, Séville n’était plus rouge ou verte : elle était unie, en blanc et en noir, pour honorer la mémoire de Sandra Peña.
Sevilla FC France et SevillaVa s’associent pleinement à cet élan de solidarité et d’hommage, en soutien à la famille de Sandra et à toutes les victimes de harcèlement.













