top of page

José María del Nido Carrasco : « Nous sommes très proches d’achever cette régénération économique »

  • Photo du rédacteur: Rabal
    Rabal
  • il y a 52 minutes
  • 11 min de lecture
Le président du Sevilla FC, José María del Nido Carrasco, a dressé un large bilan de la situation sportive, économique et institutionnelle du club. Il assure que l’objectif prioritaire de la saison reste de « ne pas souffrir » et estime que la reconstruction engagée depuis deux ans approche de son terme.

Trois mois après sa dernière apparition devant les médias, José María del Nido Carrasco a repris la parole ce mardi pour dresser un bilan particulièrement large de l’actualité du Sevilla FC. Depuis sa précédente intervention, le contexte a sensiblement évolué à Nervión, notamment grâce à un début de saison plus encourageant sur le plan sportif et à un mercato estival que la direction considère comme cohérent avec les contraintes économiques du club.

Le président sevillista est revenu sur le marché des transferts, la réduction de la dette, le futur Ramón Sánchez-Pizjuán, le processus de vente du club, les prêts contractés auprès de Goldman Sachs ou encore les critiques dont il continue de faire l’objet auprès d’une partie du sevillismo.


Un mercato jugé « responsable »

Interrogé en premier lieu sur le travail effectué durant le mercato estival, José María del Nido Carrasco a dressé un bilan positif, insistant sur la nécessité de concilier ambitions sportives et discipline financière.

« Je pense que le bilan doit être positif. Nous avons réalisé un mercato responsable, aussi bien sur le plan sportif qu’économique. Nous continuons d’améliorer la situation économique du club, de reconstruire l’effectif et nous avons bien commencé la saison avec sept points pris sur douze possibles. Mais s’il fallait retenir une chose, ce serait celle-ci : nous avons réalisé un mercato responsable sportivement et économiquement. »

Après deux saisons particulièrement difficiles, durant lesquelles le Sevilla FC a longtemps été engagé dans la lutte pour le maintien, le président a rappelé que les ambitions immédiates du club restaient mesurées.

« Nous sommes conscients que nous sortons de deux saisons durant lesquelles nous avons énormément souffert. L’objectif du Sevilla cette année est de ne pas souffrir. L’entraîneur et le directeur sportif l’ont déjà dit et ce sont les orientations fixées par le club. »

Del Nido Carrasco a également été interrogé sur le changement intervenu à la direction sportive et sur le travail effectué par José Ignacio Navarro, auquel le club a confié la reconstruction de l’effectif.

« Il existe beaucoup de différences dans les méthodes de travail. Tous les directeurs sportifs passés par le Sevilla ont toujours essayé de faire du mieux possible en fonction des circonstances économiques dans lesquelles nous avons évolué ces deux dernières années. Lorsque le club et Antonio ont décidé d’un commun accord qu’il ne serait plus directeur sportif du Sevilla, nous avons misé sur Ignacio. Aujourd’hui, nous sommes extrêmement contents de son travail et satisfaits de la décision prise. »
Les coulisses de l’arrivée de Youssouf Fofana

Le président sevillista est ensuite revenu sur l’une des opérations les plus marquantes de la fin du mercato : l’arrivée de Youssouf Fofana, recruté dans les toutes dernières heures du marché afin de répondre à une demande précise de Luis García Plaza.

« Concernant le recrutement de Youssouf, l’entraîneur nous avait demandé, pour compléter l’effectif, un numéro six, un milieu défensif. Afin de répondre à sa demande, nous sommes allés jusqu’au bout le dernier jour du mercato. L’opération de l’Olympique Lyonnais pour recruter Youssouf est finalement tombée à l’eau. Nous avons enregistré les documents sur la plateforme de LaLiga et il ne nous manquait plus qu’à parler au pape pour convaincre Youssouf de devenir joueur du Sevilla et, comme je l’ai dit, satisfaire la demande de notre entraîneur. »
30 millions d’euros de dépenses supprimées en deux ans

La situation financière du Sevilla FC a occupé une grande partie de la conférence de presse. José María del Nido Carrasco a notamment rappelé que la réduction des charges constituait l’un des principaux axes de son mandat.

« Lorsque j’ai pris mes fonctions, l’un des objectifs prioritaires pour garantir la survie du Sevilla était d’assainir les comptes. Au cours des 24 derniers mois, nous avons fait passer les dépenses du Sevilla de 165 à 135 millions d’euros. Nous avons donc réduit les dépenses de 30 millions d’euros en deux ans. »

Le dirigeant a également insisté sur la volonté du club de construire désormais des effectifs plus efficaces et de ne plus supporter financièrement des joueurs évoluant ailleurs.

« Nous avons connu deux saisons durant lesquelles nous avons beaucoup souffert sportivement et nous devions rechercher des effectifs plus efficaces. L’objectif est que tout l’argent dépensé pour l’effectif du Sevilla serve à des joueurs qui portent le maillot du Sevilla et jouent au Sevilla. Nous espérons que cette saison sera la dernière durant laquelle cette situation ne sera pas totalement respectée, comme cela a été le cas lors des deux précédentes. Grâce à cette efficacité et au travail de notre directeur sportif et de notre entraîneur pour tirer le maximum de l’effectif, nous espérons ne pas souffrir cette année, puis construire les bases du Sevilla du futur que nous souhaitons tous. »

Le président a ensuite avancé un chiffre important concernant l’évolution de l’endettement du club au cours des derniers mois.

« Début juin, lorsque j’ai dressé le bilan de la saison, j’avais indiqué que la dette nette du Sevilla était de 90 millions d’euros. Aujourd’hui, trois mois plus tard, elle est de 60 millions d’euros. Nous avons donc amélioré notre dette nette de 30 millions d’euros et nous continuons d’avancer dans cette régénération économique et sportive que nous avons engagée il y a un peu plus de deux ans. »
Un sponsor principal toujours recherché

Alors que le maillot sevillista ne dispose toujours pas de partenaire principal, Del Nido Carrasco assure que le département commercial travaille activement sur le dossier.

« La situation est la même que précédemment. Nous avons un département sponsoring qui travaille à commercialiser les différents espaces encore disponibles sur les équipements du Sevilla. Le sponsor principal en fait partie et nous espérons que cette situation sera résolue dans les prochaines semaines. »

Questionné sur son état d’esprit après plusieurs mois particulièrement agités autour du club, le président a assuré ne pas avoir vécu un été aussi tranquille que certains pourraient le penser.

« L’été le plus tranquille depuis que je suis au Sevilla doit presque avoir été l’été le plus difficile de ma vie. Depuis le 27 mai, après une fin de saison extrêmement dure pour tous les sevillistas, nous avons énormément travaillé. Imaginez ce que cela représentait pour moi en tant que président. »

Del Nido Carrasco affirme avoir consacré l’essentiel de son été à la construction de l’effectif et au respect de la feuille de route financière du club.

« Nous nous sommes donnés corps et âme pour construire, dans les limites de notre situation économique, le meilleur effectif possible et surtout le plus responsable possible. Je me sens comme toujours. Je sais parfaitement quelle est notre feuille de route et ce que nous devons faire pour poursuivre cette régénération sportive et économique. »
Le projet du nouveau Ramón Sánchez-Pizjuán poursuit son chemin

Le futur stade a également été abordé. Le président a confirmé que les démarches administratives se poursuivaient, sans modification majeure du calendrier envisagé jusque-là.

« Nous en sommes toujours au même point. Le plan d’aménagement a été approuvé par la mairie de Séville. Des recours ont été déposés contre cette approbation provisoire et nous avons présenté nos observations en réponse. Nous attendons désormais l’approbation définitive. »

Une fois cette étape franchie, deux phases resteront nécessaires avant un éventuel lancement du chantier.

« Il nous restera ensuite deux étapes : le projet de base et le projet d’exécution, sur lesquels le Conseil d’Administration continuera de travailler. La date envisagée était juin 2027. Il faudrait ensuite soumettre ces projets à une assemblée générale des actionnaires afin qu’ils soient approuvés à la majorité qualifiée des deux tiers. »

Le président laisse cependant planer une incertitude sur l’identité de la direction qui sera chargée de mener concrètement le projet à son terme.

« Ce que je voulais dire, c’est qu’il faudra voir si l’exécution du projet sera réalisée par nous ou si cela dépendra de l’évolution future du club. »
Del Nido Carrasco reste à distance du processus de vente

Alors que la question d’une éventuelle vente du Sevilla FC continue d’alimenter l’actualité institutionnelle, Del Nido Carrasco refuse de se prononcer sur les intentions des principaux actionnaires.

« Mes opinions personnelles n’ont pas vraiment leur place alors que je suis ici pour dresser le bilan de la situation actuelle du club. Je ne suis personne pour dire aux actionnaires ce qu’ils doivent faire de leurs participations. »

Le président assure néanmoins que l’intérêt du Sevilla FC devrait constituer un critère déterminant dans le choix des propriétaires actuels.

« Je suis tranquille parce que je sais que, si une opération de ce type devait avoir lieu, l’un des facteurs pris en compte serait de savoir si elle est bonne pour le Sevilla Fútbol Club. Je ne vais pas dire aux autres ce qu’ils doivent faire de leurs actions. Personnellement, je possède 300 actions sur les 103 400 existantes. »
Un mercato hivernal conditionné par le plafond salarial

Concernant le prochain marché de janvier, le président a prévenu que la marge de manœuvre économique du club était actuellement extrêmement limitée.

« En matière de limite salariale, nous avons pratiquement consommé toute la capacité que nous avions générée grâce aux départs de cet été. Tous les effectifs, même celui de la meilleure équipe du monde, peuvent être améliorés, mais l’entraîneur, la direction sportive et moi-même sommes satisfaits de l’effectif. »

Le Sevilla FC attendra donc de voir comment évolue son équipe au cours des prochains mois avant d’envisager de nouvelles opérations.

« Nous sommes convaincus que cet effectif sera compétitif. Lorsque le mercato hivernal arrivera, nous verrons si nous sommes trop courts à certains postes. Dans ce cas, il faudra générer de la marge salariale pour pouvoir effectuer un recrutement. »
125 millions d’euros générés par sept ventes en deux ans

Del Nido Carrasco a ensuite détaillé la stratégie économique mise en place pour reconstruire progressivement le club, basée notamment sur la réduction de la masse salariale, le recrutement de joueurs à potentiel et la formation.

« Notre feuille de route consistait à continuer de réduire le coût de l’effectif, à miser sur des joueurs encore méconnus du marché et à faire confiance à notre centre de formation. »

Selon le président, cette stratégie a permis au Sevilla FC de générer des revenus importants sur le marché des transferts.

« Au cours des deux dernières années, cette politique nous a permis de vendre sept joueurs, deux issus du centre de formation et cinq recrutés pendant cette période, pour un total de 125 millions d’euros entre montants fixes et variables. »

Pour autant, il estime qu’une augmentation de capital n’est pas indispensable à la poursuite du redressement.

« Une augmentation de capital n’est pas nécessaire. Elle permettrait d’accélérer le processus de récupération économique et sportive parce qu’elle nous donnerait davantage de moyens sur le marché. Mais j’ai toujours dit que le Sevilla n’avait pas besoin d’une augmentation de capital. Nous devons réussir grâce à cette feuille de route. »

Relancé sur les négociations entourant l’avenir de l’actionnariat, le dirigeant a une nouvelle fois pris ses distances avec le dossier.

« Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, je n’ai rien à voir avec le processus de vente. Je me consacre à la gestion du club avec les autres salariés du Sevilla. Les actionnaires ont publié un communiqué, je crois que c’était début juin, et je m’en tiens à ce qu’ils ont déclaré puisque je n’ai aucune relation avec ce processus. »

Le président a également tenté d’expliquer le fonctionnement des règles financières de LaLiga et les raisons pour lesquelles le Sevilla FC a disposé d’une capacité d’investissement supérieure à celle de l’été précédent.

« L’année dernière, nous avons réalisé environ 70 millions d’euros de ventes entre montants fixes et variables. Cette année, nous sommes légèrement au-dessus de 50 millions. Le marché des ventes avait donc été meilleur l’an dernier. »

Mais les économies salariales réalisées grâce aux départs offrent, selon lui, une marge d’investissement proportionnellement plus importante que les simples plus-values générées sur les transferts.

« Les règles de LaLiga font que les économies réalisées sur le coût d’un joueur permettent de réinvestir une part plus importante que les plus-values réalisées lors d’une vente. »

Cette différence expliquerait notamment l’écart spectaculaire entre les investissements réalisés au cours des deux derniers mercatos estivaux.

« L’année dernière, nous avons dépensé tout ce que nous pouvions et nous avions réussi à investir seulement 250 000 euros sur huit joueurs. Cette année, nous avons pu investir environ 17 millions d’euros parce que nous avons généré davantage d’économies salariales, en plus des ventes réalisées. Tout cela améliore également le compte de résultat, la trésorerie et les différents paramètres économiques du club. »
Un Sánchez-Pizjuán devenu trop petit

Parmi les arguments avancés en faveur de la construction d’un nouveau stade, le président a insisté sur la très forte demande de places à Nervión.

« L’une des raisons pour lesquelles nous travaillons sur la construction d’un nouveau Ramón Sánchez-Pizjuán est que l’actuel est devenu trop petit. Plus de 20 000 socios rouges et blancs souhaitent devenir abonnés du Sevilla. »

Le taux de renouvellement des abonnements rend aujourd’hui très difficile l’arrivée de nouveaux abonnés.

« Nous avons mis en place des dispositifs permettant aux abonnés qui ne peuvent pas venir au stade de céder leur place afin qu’un autre sevillista puisse acheter un billet. Mais presque 100 % des abonnements sont renouvelés chaque saison. La seule véritable solution est donc de construire un stade plus grand. »

À terme, le Sevilla FC envisage toujours de disputer ses rencontres à La Cartuja pendant la reconstruction du Ramón Sánchez-Pizjuán.

« L’idée que nous avions était de jouer au stade de La Cartuja. Nous n’en sommes pas encore à ce stade du projet, donc nous n’avons pas effectué de demande formelle. »

Del Nido Carrasco se dit toutefois confiant quant à une future entente avec les autorités andalouses.

« Je suis convaincu que la Junta de Andalucía facilitera les choses pour permettre au Sevilla de construire son nouveau Sánchez-Pizjuán, un projet d’une importance majeure pour la ville de Séville. »
Une relation « normale » au sein du Conseil d’administration

Les tensions régulièrement évoquées autour de la gouvernance du Sevilla FC ont également été abordées. Le président assure pour sa part que le fonctionnement du Conseil d’Administration reste normal.

« Ma relation avec l’ensemble du Conseil est normale. Je n’ai pas connaissance de l’existence d’un courant affirmant que les administrateurs ne s’entendent pas entre eux. »

Il rappelle par ailleurs que le Conseil disposerait des moyens nécessaires pour provoquer son départ s’il ne bénéficiait plus de sa confiance.

« Ce serait très simple : si nous ne nous entendions pas, il suffirait qu’une réunion du Conseil propose la révocation du président pour me révoquer. La relation est exactement la même qu’auparavant. »

Autre dossier sensible : les financements accordés au Sevilla FC par Goldman Sachs. Del Nido Carrasco assure qu’ils s’inscrivent pleinement dans la stratégie économique du club.

« Le Sevilla dispose de plusieurs prêts, structurés en deux tranches avec Goldman Sachs, qui sont remboursés normalement avec certaines garanties constituées par le club. Ils nous ont permis d’éviter des problèmes de trésorerie et de cash-flow pendant la période de reconstruction économique du club. Concernant les actions, elles, appartiennent à des personnes physiques ou morales qui n’ont rien à voir avec le Sevilla en tant qu’entité. »

José María del Nido Carrasco écarte donc totalement la possibilité que Goldman Sachs puisse récupérer les actions du club en cas de défaut de paiement.

« Il est impossible qu’en cas d’impayé du Sevilla, Goldman Sachs puisse récupérer les actions appartenant à des tiers qui n’ont rien à voir avec cette dette. Cela n’a absolument rien à voir. »

Le président se veut rassurant quant à la capacité du club à honorer ses engagements.

« Tout est payé avec une totale normalité, sans aucun problème. Cela faisait partie de la stratégie mise en place pour préserver notre trésorerie. Le Sevilla honore ses paiements et ne connaît aucune rupture de cash-flow. »
Les critiques de l'afición et la « survie » du Sevilla FC

Confronté depuis plusieurs saisons à l’opposition d’une partie importante du public sevillista, José María del Nido Carrasco a reconnu qu’il préférerait naturellement ne pas faire l’objet d’une telle contestation, tout en assurant que celle-ci ne modifie pas sa manière de gérer le club.

« J’ai toujours dit que je n’étais personne pour dire quoi que ce soit aux supporters. L'afición est toujours derrière son équipe et, pour moi, c’est le plus important. »

Le président a ensuite repris un terme particulièrement fort pour qualifier les enjeux auxquels le club a dû faire face ces dernières saisons : celui de « survie ».

« Lorsque j’ai pris mes fonctions, j’ai dit que je devais régénérer économiquement et sportivement le Sevilla parce que c’était ce dont le club avait besoin. J’ai utilisé le mot survie. Aujourd’hui, nous sommes très proches d’achever cette régénération économique et sportive. »

Malgré l’hostilité à son égard, Del Nido Carrasco affirme vouloir poursuivre la feuille de route engagée.

« Évidemment, je préférerais qu’il n’y ait pas cette opposition à mon encontre. Mais je ne gère pas le Sevilla dans le but de changer cette situation. Je le fais par responsabilité, parce que je suis l’administrateur qui dirige le Conseil d’administration et que mon obligation est de servir le club. »

Fil réseaux sociaux

SevillaFC
  • X
  • Instagram
  • Facebook
  • TikTok

© Copyright 2026, Tous droits réservés  |  SevillaVa

Mentions Légales - Politique des Cookies - L'Equipe

Qui sommes-nous ?

SevillaVa est un média digital francophone consacré exclusivement à l'actualité du Sevilla FC (FC Séville).

Notre objectif est de rendre l'information du club accessible aux supporters francophones en relayant quotidiennement les actualités, analyses et informations issues de sources fiables.

SevillaFCFrance

Retrouvez toute l'actualité du Sevilla FC

sur les réseaux sociaux Sevilla FC France

et sur les réseaux d'Emilie Sevillista

bottom of page