La vente du Sevilla FC au bord de l’effondrement
- Rabal

- il y a 20 heures
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L’opération de la vente du Sevilla FC traverse actuellement sa phase la plus critique. Une majorité d’actionnaires du club a exprimé un rejet catégorique de la nouvelle proposition présentée ce mercredi par Sergio Ramos et le consortium d’investisseurs qui l’accompagne. Aucune rupture officielle n’a encore été annoncée, mais l’atmosphère en interne est extrêmement tendue, entre frustration, colère et profond sentiment de désillusion.
Une réunion sous haute tension à Séville
La rencontre décisive s’est tenue dans la matinée à l’Hotel Sevilla Center et a duré environ une heure et demie. Durant cette réunion, le camp de Sergio Ramos a dévoilé une proposition largement différente de celle qui avait été validée de manière préliminaire il y a deux semaines.
La valorisation globale du club restait comprise entre 400 et 450 millions d’euros, mais la structure de l’opération a profondément changé.
Alors qu’il était initialement question d’acquérir environ 80 % du capital du club, la nouvelle offre prévoit désormais l’achat de seulement 60 % des actions. En parallèle, une augmentation de capital de 120 millions d’euros serait réalisée afin de redresser la situation financière du Sevilla.
Cette nouvelle architecture financière accorde davantage de poids à la famille mexicaine basée à Monterrey qui soutient Sergio Ramos, tandis que le rôle du fonds Five Eleven Capital serait fortement réduit. Le projet présenté met l’accent sur la stabilité économique du club à long terme — sur une période estimée à dix ans — mais diminue considérablement les liquidités immédiatement versées aux actionnaires vendeurs.
Une opposition massive des actionnaires historiques
La réaction des principaux actionnaires a été immédiate et particulièrement virulente. Plusieurs participants ont décrit la proposition comme « une douche froide ».
Les familles actionnaires considèrent que cette nouvelle formule les pénalise fortement. D’une part, elles percevraient beaucoup moins d’argent que prévu dans l’accord initial ; d’autre part, les actions qu’elles conserveraient perdraient une grande partie de leur valeur puisqu’elles ne permettraient plus de contrôler le club.
La famille Carrión s’est montrée plus modérée publiquement et a laissé entendre qu’une solution restait possible. Toutefois, cette position apparaît minoritaire au sein du bloc vendeur.
Le noyau dur composé des familles Guijarro, Alés, Castro et Del Nido estime que la proposition constitue un véritable recul par rapport à la lettre d’intention signée auparavant.
Selon une source présente à la réunion.
« L’accord a complètement volé en éclats. »
Toujours selon cette version des faits, Sergio Ramos souhaitait finalement acquérir environ 30 000 actions seulement, alors que le protocole initial évoquait près de 86 000 titres. Une fois cette première acquisition réalisée, une augmentation de capital lui aurait permis d’obtenir environ 42 % supplémentaires du club.
Du côté des vendeurs, certains résument brutalement la situation.
« Il voulait acheter le Sevilla pour seulement 100 millions d’euros. »
Des délais très courts avant une possible rupture définitive
L’accord d’exclusivité signé avec le groupe de Sergio Ramos arrive à expiration le 31 mai. Les conseillers des différentes parties doivent apporter une réponse définitive avant le lundi 1er juin.
En l’absence d’une correction majeure de l’offre ou d’une contre-proposition jugée acceptable, la vente devrait être officiellement abandonnée.
En interne, plusieurs dirigeants estiment déjà qu’il n’existe pratiquement plus aucune possibilité réaliste de relancer les négociations.
Le club prépare donc la saison prochaine dans l’hypothèse d’un statu quo institutionnel, avec Del Nido Carrasco à la présidence exécutive. Luis García Plaza devrait rester entraîneur principal, tandis que José Ignacio Navarro conserverait la direction sportive.
Un avenir incertain pour le Sevilla FC
Si l’opération échoue définitivement, le Sevilla FC devra repartir de zéro dans sa recherche d’investisseurs. Le club serait alors contraint de mettre en place un plan d’austérité particulièrement sévère, avec un marché des transferts très limité et un risque croissant de crise institutionnelle.
D’autres fonds d’investissement ont manifesté leur intérêt au cours des derniers mois, mais aucun dossier n’était aussi avancé que celui porté par Sergio Ramos.
Après cinq mois d’audits, de réunions et de négociations, plusieurs actionnaires affirment aujourd’hui se sentir trompés.
De son côté, le camp de Sergio Ramos continue d’assurer qu’il dispose des garanties financières nécessaires, soutenues par une puissante famille mexicaine originaire de Monterrey.
Techniquement, la vente reste encore ouverte. Mais à l’heure actuelle, les chances de parvenir à un accord définitif semblent extrêmement faibles.
Le Sevilla FC vit désormais des heures décisives pour son avenir.











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