Luis García Plaza : « Le groupe doit tout donner »
- Rabal

- il y a 2 minutes
- 3 min de lecture
Sous pression après la défaite face à Levante UD, Luis García Plaza a pris la parole en conférence de presse avec lucidité et détermination. L’entraîneur du Sevilla FC sait que son équipe n’a plus le luxe d’attendre et doit impérativement réagir dès le déplacement sur la pelouse du CA Osasuna.
Conscient du contexte tendu, le technicien insiste sur l’enchaînement rapide des matchs comme une opportunité.
« Après une défaite, le point positif est qu’il y a un match tout de suite. Nous n’avons pas pu nous entraîner beaucoup mais tout le monde est motivé. Nous savons que le El Sadar est un terrain difficile, les chiffres le montrent, nous devons nous relever avec foi et envie. La situation est ce qu’elle est, c’est une opportunité de nous racheter. Les joueurs doivent se libérer, c’est normal car ce sont des êtres humains. Mais après la pause l’autre jour, ils se sont libérés et cela a donné les 25 meilleures minutes de ces trois matchs. Nous devons nous libérer et jouer au football, éviter ces erreurs et concrétiser nos occasions. »
Dans un calendrier chargé, le groupe doit rapidement tourner la page et se projeter vers un nouveau défi. Le déplacement chez CA Osasuna s’annonce particulièrement exigeant. L’entraîneur insiste sur la nécessité d’un engagement total.
« Nous avons un adversaire très fort chez lui et nous allons apporter des jambes fraîches, car nous devons être à 100 % dans ce match. À Valence, nous n’étions pas nous-mêmes, avec une erreur naïve… Si nous encaissons un but, que ce soit parce que l’adversaire fait quelque chose de bien, pas à cause d’une erreur de notre part comme à Oviedo ou contre Levante. Nous travaillons là-dessus et nous devons retenir ces 25 minutes de la seconde période à Valence. Il faut faire plus d’efforts pour créer des occasions et éviter d’être trop pénalisés par celles que nous concédons, qui ne sont pourtant pas nombreuses. Comment une équipe peut-elle entrer sur le terrain pour prendre un point ? Les choses n’ont simplement pas fonctionné et Levante a été meilleur.»
Luis García Plaza s’est montré surpris lorsqu’on lui a parlé d’un possible licenciement en cas de défaite contre Osasuna.
« Ce serait le chaos total. Virer un entraîneur après trois matchs, avec trois points… ça me laisse sans voix. Je ne lis rien du tout, jamais dans ma carrière. Ce serait une folie du football. Il faudrait virer tous les entraîneurs et en avoir dix par saison. »
Entre jeunesse et expérience, García Plaza défend une approche équilibrée.
« Nous avons des joueurs expérimentés, c’est un atout mais cela doit être complété par des joueurs comme Manu ou Castrín. Personne ne fournit le volume de travail de Manu, même s’il est encore en progression. Castrín joue avec maturité. »
L’entraîneur a reconnu l’importance de César Azpilicueta.
« Nous ressentons beaucoup son absence, notamment pour son expérience. Malheureusement, Azpi n'est pas prêt, mais devrait revenir la semaine prochaine. »
Il a également eu quelques mots concernant le cas Joan Jordán.
« Il s’entraîne comme tout le monde, mais certains doivent rester en dehors. Je ne peux pas expliquer pourquoi untel ou untel est écarté. Cela ne m’était jamais arrivé de devoir laisser des joueurs de côté. La semaine prochaine, Azpi peut revenir. Il y a beaucoup de monde à tous les postes, c’est une question de nombre. Sur les côtés, il nous manque du monde. À l’entraînement, tout le monde ne participe pas toujours. Je ne veux pas écarter des joueurs de couloir, donc ce sont souvent des centraux, milieux ou attaquants qui restent dehors. »
Malgré les critiques, le technicien affiche une implication sans faille.
« Le groupe doit tout donner, ils font déjà tout leur possible. Moi, je vais bien, je me donne à fond pour le Sevilla. Je n’ai jamais consacré autant de temps dans ma vie à mon travail. Je passe mon temps à analyser des vidéos, des entraînements… Je ne connais même pas encore la ville, parce que le club a besoin de moi à 100 %. »
Il conclut avec un objectif immédiat et un message de relativisation.
« Je pense uniquement à battre Osasuna, puis la Real Sociedad. Il y a huit équipes en difficulté, nous en faisons partie. Tout n’est pas une catastrophe. »
Ce match à Pampelune pourrait marquer un véritable tournant. Entre pression du classement et urgence de résultats, le Sevilla FC joue déjà gros.












Commentaires