Real Madrid CF - Sevilla FC : colère contre l’arbitrage et Movistar+, le vestiaire sévillan hausse le ton


La lourde défaite du Sevilla FC sur la pelouse du Real Madrid (4-1), dimanche soir au Bernabéu, a laissé un profond sentiment d'injustice dans les rangs andalous. Entre le coup de coude d'Arda Güler sur Peque, une faute non sifflée sur Robbie Ure et un penalty contesté, les décisions arbitrales ont provoqué la colère du vestiaire sévillan. Le club a également pris à partie Movistar+ sur les réseaux sociaux, dénonçant le manque d'images diffusées sur certaines actions litigieuses.
Le déplacement du Sevilla FC au Bernabéu, comptant pour la neuvième journée de LaLiga, devait permettre aux hommes de Luis García Plaza de confirmer leur bon début de saison face à l'un des favoris du championnat. Mais au-delà du résultat, ce sont surtout les décisions de Mateo Busquets Ferrer et l'absence de révision de certaines actions par l'assistance vidéo qui ont alimenté les débats.
Les Sévillans estiment avoir été pénalisés à plusieurs moments déterminants de la rencontre. Une frustration exprimée publiquement par les joueurs, l'entraîneur et le club lui-même, particulièrement remonté contre la couverture télévisée de Movistar+.
Le coup de coude de Güler sur Peque, le tournant du match
La première grande polémique intervient à la 23e minute, alors que le score est toujours de 0-0. Lors d'un duel au milieu de terrain, Peque et Arda Güler se disputent le ballon. Le milieu offensif turc effectue alors un mouvement du coude en direction du visage du Sévillan, qui s'effondre au sol.
Les joueurs andalous réclament immédiatement l'expulsion du Madrilène, estimant qu'il s'agit d'un geste volontaire. Pourtant, Mateo Busquets Ferrer ne sanctionne pas Güler et l'assistance vidéo ne recommande aucune consultation de l'écran de contrôle.
Une décision particulièrement difficile à accepter pour le Sevilla FC, d'autant que sept minutes plus tard, le même Arda Güler ouvre le score pour le Real Madrid.
Pour le club andalou, cette action constitue le véritable tournant de la rencontre. Une éventuelle expulsion aurait contraint les Madrilènes à évoluer en infériorité numérique pendant plus d'une heure.
Une faute sur Robbie Ure avant le deuxième but madrilène
La frustration sévillane s'accentue à la 37e minute. Alors que le Real Madrid mène déjà 1-0, Robbie Ure tente de se projeter vers le but adverse. L'attaquant écossais est retenu par Ibrahima Konaté et tombe au sol.
Malgré les protestations des joueurs du Sevilla FC, l'arbitre laisse le jeu se poursuivre. Dans la continuité de l'action, les Madrilènes récupèrent le ballon et Kylian Mbappé inscrit le deuxième but de la rencontre.
Pour les Andalous, la faute sur Robbie Ure aurait dû être sanctionnée, empêchant ainsi l'action qui conduit au but madrilène.
Mais au-delà de la décision arbitrale, c'est également la retransmission télévisée qui provoque l'incompréhension. Les images de l'accrochage n'ont pas été clairement proposées dans les ralentis diffusés immédiatement après le but, alimentant les soupçons et la colère du camp sévillan.
Le Sevilla FC s'en prend ouvertement à Movistar+
Habituellement mesuré dans sa communication institutionnelle, le Sevilla FC a cette fois choisi l'ironie pour exprimer son mécontentement sur X.
En réaction à une vidéo du deuxième but madrilène publiée par Movistar+, le club a demandé au diffuseur de revenir 18 secondes en arrière afin de montrer l'intégralité de l'action et notamment le contact entre Konaté et Robbie Ure.
La chaîne avait présenté la réalisation de Mbappé comme une véritable œuvre d'art, digne du musée du Louvre. Une comparaison qui a inspiré une réponse particulièrement mordante du club andalou, faisant référence à la réputation du musée parisien pour ses vols d'œuvres d'art, tout en rappelant la proximité du musée du Prado avec le Bernabéu.
Loin de s'arrêter là, le Sevilla FC a de nouveau interpellé Movistar+ lorsque les images de l'action contestée ont finalement été publiées sur les réseaux sociaux, plus de trois heures après la rencontre.
Le club a ainsi reproché au diffuseur d'avoir montré tardivement une séquence qu'il jugeait essentielle à la compréhension du deuxième but madrilène.
Ces trois interventions publiques illustrent une colère qui dépasse le seul cadre de l'arbitrage. Pour le Sevilla FC, les téléspectateurs auraient dû disposer de ralentis suffisants pour apprécier les différentes situations litigieuses.
Un penalty contesté qui alourdit le score
La troisième action controversée survient après l'heure de jeu. Sur une offensive madrilène, Kylian Mbappé passe devant Andrés Castrín avant de tomber dans la surface de réparation.
Mateo Busquets Ferrer désigne immédiatement le point de penalty, considérant que le défenseur sévillan a commis une faute sur l'attaquant français.
Une décision contestée dans le camp andalou, qui juge le contact insuffisant pour justifier une telle sanction. Mbappé transforme néanmoins le penalty à la 63e minute et porte le score à 3-0.
Cette action intervient alors que le Sevilla FC avait tenté de revenir dans la rencontre, notamment grâce à des occasions de Lucien Agoumé, Chidera Ejuke et Félix Correia.
Les Madrilènes finiront par s'imposer 4-1, malgré la réduction du score de Manu Bueno, avant que Yan Diomandé ne scelle définitivement la victoire du Real Madrid.
Kike Salas : « Nous demandons simplement du respect »
À l'issue de la rencontre, Kike Salas n'a pas caché son incompréhension devant les décisions arbitrales, particulièrement concernant le geste de Güler sur Peque.
Le défenseur sévillan a expliqué avoir échangé avec son coéquipier, qui lui a confirmé avoir reçu un coup de coude volontaire. Pour Salas, il s'agit d'une action déterminante qui aurait dû conduire à une intervention du VAR. Le défenseur regrette d'autant plus cette décision que Güler a ensuite inscrit le premier but madrilène. « Nous demandons simplement du respect », a insisté le joueur, estimant que le Sevilla FC méritait de bénéficier des mêmes critères arbitraux que son adversaire.
Le défenseur a également évoqué la faute non sanctionnée sur Robbie Ure avant le deuxième but, regrettant que les images n'aient pas été suffisamment montrées à la télévision.
Malgré la déception, Salas a tenu à souligner l'engagement de son équipe, qui a continué à chercher des solutions face au Real Madrid.
Juan Iglesias : « Nous savions à quoi nous attendre »
Juan Iglesias s'est montré encore plus direct au micro de Movistar+ après le coup de sifflet final.
Le latéral sévillan a dénoncé plusieurs décisions qu'il considère défavorables à son équipe, à commencer par le geste de Güler sur Peque et la faute non sifflée sur Robbie Ure.
Mais c'est surtout son sentiment concernant l'attitude du corps arbitral qui a retenu l'attention.
« Nous savions à quoi nous attendre », a-t-il déclaré, laissant clairement transparaître son amertume.
Iglesias a également regretté les difficultés rencontrées par les joueurs lorsqu'ils souhaitent dialoguer avec l'arbitre. Selon lui, les protestations sont rapidement sanctionnées ou découragées, rendant toute discussion compliquée.
Le défenseur a néanmoins reconnu que le Sevilla FC devait également faire son autocritique, tout en rappelant que certaines décisions échappaient totalement au contrôle de son équipe.
Une prise de parole qui illustre la frustration du vestiaire après une rencontre que les Sévillans estiment avoir été profondément conditionnée par l'arbitrage.
Luis García Plaza : un match qui aurait pu être différent
Déjà très remonté en conférence de presse, Luis García Plaza a lui aussi insisté sur les conséquences de la non-expulsion d'Arda Güler. L'entraîneur madrilène du Sevilla FC considère que son équipe a été privée de la possibilité de disputer une rencontre à onze contre dix dès la 23e minute.
Selon lui, cette décision a radicalement modifié le scénario du match, alors que ses joueurs avaient montré de bonnes intentions dans les premières minutes.
Le technicien a également jugé évidente la faute sur Robbie Ure avant le deuxième but, estimant que son équipe avait une nouvelle fois été pénalisée sur une action déterminante.
Sans nier les qualités individuelles du Real Madrid, García Plaza a regretté que la rencontre n'ait pas pu se dérouler dans d'autres conditions, tout en saluant la volonté de ses joueurs de continuer à se battre malgré les événements.
Une frustration persistante avant de retrouver le CA Osasuna
Cette défaite intervient dans un contexte déjà tendu pour le Sevilla FC, qui avait contesté certaines décisions arbitrales lors du match précédent face au Levante UD, notamment l'expulsion d'Isaac Romero. En quelques jours, le club andalou a ainsi multiplié les protestations, avec le sentiment que plusieurs décisions importantes ont pesé sur ses résultats.
Le Sevilla FC attend désormais les éventuelles explications du Comité technique des arbitres concernant les situations
