Andrés Castrín : « Le football est une question de moments »
- Rabal

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Auteur d’une fin de saison remarquée avec le Sevilla FC, Andrés Castrín s’est confié dans l’émission El Cubo sur son ascension récente, son premier but en Liga et les sacrifices personnels qui l’ont conduit jusqu’au plus haut niveau.
Le défenseur galicien a notamment vécu une soirée inoubliable face à RCD Espanyol de Barcelona, en inscrivant son tout premier but en Primera División, un but décisif dans un contexte de forte pression.
« J’ai vu l’espace dans le couloir, personne ne venait sur moi et je n’avais pas de passe évidente. J’ai aperçu l’ouverture, j’ai feinté le défenseur un peu au désespoir puis j’ai frappé. J’ai ressenti une énorme euphorie et j’ai même dû m’arrêter parce que je n’arrivais plus à respirer. C’était mon premier but en Première Division, dans un match où l’on jouait quelque chose de très important. Il y avait énormément d’émotion, mais aussi de fatigue. Pourtant, cette force dont on parle toujours, c’est elle qui te pousse à continuer. Voir le ballon entrer, c’est le maximum. L’adrénaline que tu ressens, voir qu’il reste encore du temps et qu’il fallait renverser le match… »
Pour Castrín, cette rencontre représentait un tournant, un moment où il fallait répondre présent.
« Tu sens que c’est le moment de franchir un cap. Tu sais que c’est un grand jour et que les supporters vont t’aider. Il faut leur donner quelque chose pour qu’eux aussi te portent. Quand physiquement tu commences à baisser et que tu sens que tu n’en peux plus, tu entends le stade et tu comprends que tu n’as pas le droit de tomber. »
Quelques jours auparavant, lors du match contre la Real Sociedad de Fútbol, le joueur avait déjà vécu une séquence particulièrement émouvante avec sa famille.
« Contre la Real Sociedad, c’était un lundi et ma famille ne pouvait pas venir à cause du travail. Nous étions en train de manger quand le coach nous a dit qu’il y avait une surprise. J’ai pensé que ça pouvait être la famille. J’ai vu entrer celle de Nyland, mais je pensais que la mienne ne pouvait pas être là. Tout le monde entrait, je ne voyais pas les miens et j’ai commencé à avoir un coup au moral. Puis j’ai vu mon père entrer en dernier. À ce moment-là, je me suis dit que ce match ne pouvait pas nous échapper. Il avait fait huit heures de voiture. »
Le joueur est également revenu avec sincérité sur les difficultés rencontrées lorsqu’il a quitté son environnement pour rejoindre l’équipe réserve du Sevilla FC il y a deux saisons.
« Depuis le premier jour, je me suis senti très identifié au club. Cette implication, ce sacrifice… Pour moi, arriver ici a été difficile. Je ne savais pas si j’allais tenir et tu te demandes si cela vaut vraiment la peine parce que tu te retrouves loin de chez toi, seul. Ici, il y a un groupe humain exceptionnel qui m’a énormément soutenu, mais je suis quelqu’un de très attaché à sa famille. Et c’est vrai qu’en arrivant à 21 ans, tu es plus conscient, plus responsable que lorsque tu arrives plus jeune. Je suis très reconnaissant envers Jesús Galván parce que j’étais mal psychologiquement et il a continué à croire en moi. Je ne garde jamais les choses pour moi. Mes coéquipiers savent que j’ai traversé des moments compliqués et je m’identifie énormément à ce club parce qu’il m’a beaucoup aidé. »
Avec humilité, Castrín affirme aujourd’hui ne pas regretter son choix d’avoir quitté sa zone de confort pour poursuivre son rêve.
« Le football est fait de moments et il faut savoir monter dans le train au bon moment. J’ai quitté ma zone de confort pour poursuivre un rêve. Bernardo Cruz, qui a été capitaine du Sevilla Atlético, est un très bon ami. Il m’avait dit que c’était ici que j’allais devenir footballeur. J’ai senti que c’était un endroit idéal pour apprendre et, depuis mon arrivée, j’ai essayé de saisir chaque opportunité. »












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