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José María del Nido Carrasco : « J’assume la responsabilité de toute erreur. »

  • Photo du rédacteur: Rabal
    Rabal
  • il y a 4 heures
  • 4 min de lecture

Après plusieurs jours de silence consécutifs suite au départ de Matías Almeyda, le président du Sevilla FC, José María del Nido Carrasco est finalement apparu publiquement lors de la traditionnelle visite du club à la Hermandad de San Benito, ce Mardi Saint. Le président en a profité pour dresser un constat clair sur la situation du club, reconnaître certains choix malheureux et réaffirmer sa confiance en la capacité de l’équipe à se maintenir.


Del Nido Carrasco a débuté les questions des journalistes en assumant pleinement la responsabilité de l’instabilité vécue sur le banc ces dernières saisons. Il a rappelé que, depuis son arrivée à la présidence, la succession d’entraîneurs n’avait fait que confirmer la profondeur de la crise sportive et institutionnelle que traverse le club. Il a également souligné les limites budgétaires qui ont pesé sur la construction de l’effectif, affaibli par des ventes majeures et des investissements très réduits. Comme il l’a exprimé.

« En deux ans comme président j’ai eu quatre entraîneurs. J’assume la responsabilité maximale car je suis le principal dirigeant. Si nous avons eu neuf entraîneurs ces dernières années, c’est que quelque chose entre les directeurs sportifs et conseil n’a pas fonctionné. Cette année nous avons vendu nos deux meilleurs joueurs pour 70 millions d’euros (fixes et variables) et nous en avons recruté huit pour 250 000. J’aimerais signer avec des possibilités économiques, mais il m’est revenu de diriger le Sevilla au moment le plus compliqué du XXIᵉ siècle. »

Évoquant la nécessité de maintenir le club en Primera División, Del Nido Carrasco a expliqué que la fragilité sportive actuelle est directement liée à la faiblesse des moyens disponibles pour bâtir un effectif compétitif. Il a insisté sur le fait que la survie économique passe impérativement par le maintien.

« Nous nous sommes fixé un objectif et nous essayons d’équilibrer la situation économique, il faut être en Primera División pour avoir des revenus. Nous sommes trois points au‑dessus de la relégation, nous aimerions être mieux et ne pas devoir changer d’entraîneur, tout cela est le fruit de la construction d’un effectif avec 250 000 euros. Sur le coût total, nous avons 30 millions qui ne jouent pas régulièrement. C’est le scénario dans lequel je dois évoluer et je dois prendre les décisions nécessaires pour garantir la survie du Sevilla. »

Comparant la situation actuelle à celle des périodes fastes, il a rappelé combien les marges de manœuvre ont changé, reconnaissant que certains paris avaient échoué.

« Nous avons une réalité économique, j’aimerais faire comme en 2019/20 quand nous avons dépensé 150 millions, il serait plus probable que les entraîneurs réussissent. On prend des décisions et elles peuvent être erronées. J’assume la responsabilité de toute erreur. »

Del Nido Carrasco a également admis la douleur personnelle liée au licenciement d’Almeyda, tout en confirmant que les résultats récents rendaient la décision inévitable.

« Le départ de Matías est douloureux sur le plan personnel, vous savez tous l’affection que nous lui portions. Nous pensions que c’était l’entraîneur idéal, mais prendre 7 points sur 24 a précipité son départ. Si vous le recrutez pour trois ans et qu’il est dehors en huit mois, il est évident que nous nous sommes trompés. ».

Enfin, il a tenu à mettre en avant la confiance placée dans Luis García Plaza, arrivé pour diriger les neuf dernières rencontres du championnat, déterminantes pour l’avenir du club.

« Nous pensons déjà au prochain match. Tout ce que nous avons vu de lui nous plaît, nous pensons que c’est l’entraîneur idéal pour affronter les neuf derniers matchs. Nous sommes tous concentrés sur l’idée que nous atteindrons l’objectif fixé en début de saison. »

José María del Nido Carrasco s’est longuement exprimé sur l’avenir du club, en particulier sur le processus de vente et le rôle potentiel de Sergio Ramos. Le président a insisté sur le fait qu’il n’intervient pas dans les négociations, mais qu’il continue malgré tout à préparer la saison prochaine tant que la vente n’est pas conclue.

« Je n’ai aucune participation dans ce processus de vente. Je suis informé en tant que président, mais je ne peux pas anticiper l’avenir. Les comptes du club sont en cours d’analyse et si l’opération aboutit, ce sera entre acheteurs et vendeurs. »

Del Nido Carrasco a également précisé qu’il n’avait pas repris contact avec Sergio Ramos concernant la possible acquisition du club.

« J’ai déjà expliqué que nous avions parlé il y a longtemps de son éventuel retour comme joueur au Sevilla, mais rien qui ait un lien avec l’achat ou la vente du club. »

En ce qui concerne la Due Diligence, il a expliqué qu’elle n’est pas encore officiellement finalisée, même si elle semble sur le point de l’être.

« Ce ne sont pas des questions pour moi. Je n’ai pas été informé de la fin de la Due Diligence. La situation économique est en train d’être analysée et nous en saurons plus lorsque les étapes suivantes seront franchies. On ne m’a pas dit si l’opération se ferait ou non ; ce n’est pas encore le moment. »

Le président s’est ensuite projeté sur son propre rôle, selon que la vente se fasse ou non.

« Si le club est acheté, j’imagine que non, mais si le club n’est pas acheté, rien ne me fait penser, selon le pacte signé, que la situation va changer. »

Il a même confirmé que la planification sportive est déjà lancée.

« Nous prenons des décisions concernant le recrutement de joueurs pour la prochaine saison. »

Del Nido Carrasco a également rappelé que si les actionnaires décidaient de vendre, le conseil actuel s’effacerait.

« Si les actionnaires décident de vendre et les acheteurs d’acheter, je l’ai toujours dit : si ce conseil perd son soutien, les nouveaux investisseurs entreront et nous partirons, un point c’est tout. »

Concernant l’état économique réel du Sevilla FC, il a tenu à dissiper toute ambiguïté.

« Les comptes sont audités et présentés, ils indiquent 88 millions d’euros. C’est ce que disent le conseil et les auditeurs. Je ne sais pas ce que dit Five Eleven. »

Enfin, il a conclu en évoquant la pression populaire et la responsabilité qui lui incombe dans une période si délicate.

« Je suis tranquille. Ce n’est jamais agréable d’entendre certains chants à mon encontre au stade, qui entraînent des sanctions pour le club, mais les mesures nécessaires sont prises pour garantir la survie du Sevilla. Celui qui viendra devra prendre les mêmes décisions que moi, à moins d’apporter énormément d’argent sans retour. »

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