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José María del Nido Carrasco sort du silence au micro de La Jugada de Sevilla

  • Photo du rédacteur: Rabal
    Rabal
  • il y a 9 heures
  • 6 min de lecture
José María del Nido Carrasco
Source : Canal sur Radio

Dans une interview très attendue sur les ondes de Canal Sur Radio dans l’émission La Jugada de Sevilla, José María del Nido Carrasco est sorti du silence. Le Président du Sevilla FC a abordé sans détour tous les sujets brûlants : le non-retour de Sergio Ramos, le processus de vente du club, la situation économique, la dette réelle, son soutien total à Matías Almeyda… et même sa propre remise en question.

Un discours dense, assumé, dans lequel le dirigeant nervionense accepte d’endosser le rôle du « méchant » dans une période qu’il qualifie lui-même de transition.


Sergio Ramos : une décision personnelle et assumée

Le Président a mis fin aux spéculations sur un possible retour du défenseur Sergio Ramos. Il assume entièrement la décision.

« La décision que Sergio Ramos ne joue pas au Sevilla FC est la mienne. »

Del Nido Carrasco révèle que l’entourage du joueur l’a contacté après la signature d’une lettre d’intention (LOI) avec des actionnaires du club.

« L’entourage de Sergio Ramos m’a appelé pour me dire qu’ils avaient signé une LOI (lettre d’intention non contraignante établissant un engagement préliminaire entre deux parties pour entamer une négociation, une vente ou un accord commercial) avec les actionnaires du Sevilla FC et qu’il souhaitait jouer à nouveau. Je leur ai répondu que, pour moi qui devais prendre la décision, il était incompatible qu’il analyse la situation économique du club afin d’en devenir propriétaire tout en jouant pour le club. »

Il développe le risque institutionnel.

« Il pourrait arriver que le propriétaire du Sevilla Fútbol Club soit entraîné par Matías Almeyda, ou que le propriétaire soit dirigé par un délégué ou un employé dont il deviendrait ensuite le propriétaire. C’est moi, et exclusivement moi, qui ai dit que c’était incompatible à mes yeux. Voilà pourquoi Sergio ne joue pas à nouveau ici. »

Sur le plan financier, il ajoute.

« Antonio Cordón a raison, nous n’avons pas de marge salariale et Sergio ne pourrait pas jouer gratuitement. LaLiga applique une série de critères pour évaluer ce qui est imputé au plafond salarial, comme cela a été le cas avec Jesús Navas. Malgré cela, la décision que Sergio ne soit pas au Sevilla est la mienne et n’a rien à voir avec le sportif. »

Vente du club : il se tient à l’écart

Le Président insiste, il n’est pas impliqué dans les négociations.

« Je n’ai rien à voir avec la vente. Mon père possède beaucoup d’actions, les actionnaires sont tous sevillistas et ils cherchent une bonne option pour le club. »

Il se dit prêt à partir si un nouvel acheteur le décide.

« Le jour où l’on me dira que je dois partir, je partirai, quel que soit l’acheteur. Si quelqu’un achète le club, j’imagine que ce seront eux qui le dirigeront et non nous. »

Il rappelle néanmoins qu’il doit assurer la stabilité pendant le processus.

« Quelqu’un doit diriger le club pendant ce processus, qui peut durer un jour, six mois ou un an et demi. »

Il confirme avoir rencontré un premier groupe investisseur.

« J’ai fait leur connaissance, je les ai rencontrés une fois pour qu’ils me questionnent sur la situation et le fonctionnement quotidien du club et depuis je n’ai plus eu de nouvelles. »

Concernant Sergio Ramos.

« Je sais par l’entourage de Sergio et qu’une LOI a été signée pour analyser la situation et lancer la due diligence. Les questions sur l’achat et la vente doivent plutôt être posées au vendeur qu’à moi. »

La dette réelle du club


Face aux rumeurs persistantes, Del Nido Carrasco réaffirme les chiffres.

« La dette nette du club s'élève à 88 millions d'euros. La valeur du club est de X moins 88 millions d'euros. Nous avons vécu des années de guerre actionnariale, de harcèlement contre le Conseil d’Administration et nous vivons à une époque de nombreuses fake news. Je ne sais pas ce que cherchent ceux qui disent que le club a une dette de 300 millions d’euros. »

Il rappelle également l’effort structurel engagé.

« En deux ans, nous avons réduit de 120 millions d’euros les dépenses du Sevilla sans participation à la Ligue des Champions, nous ne pouvions pas soutenir un tel niveau de dépenses, faute de revenus suffisants. »

Et affirme agir avec sérénité.

« J’ai la conscience tranquille, je respecte la feuille de route actuelle. »

Soutien total à Matías Almeyda

Malgré la pression sportive, le Président ne vacille pas.

« Lorsque cet été Antonio Cordón, Matías Almeyda et moi nous nous sommes assis pour planifier et évaluer le club pour cette saison, nous étions conscients des circonstances qui se produisent aujourd’hui, du mieux ou du pires, pouvaient arriver. »

Il se dit convaincu de « pouvoir s’en sortir ». Sa confiance envers l’entraîneur argentin est totale.

« Avec Matías, comme avec Antonio, je parle tous les jours. Il est solide, c’est un combattant et c’est la personne idéale pour diriger ce club. Il a tout gagné dans le monde du football, tout comme Antonio, tous deux ont quitté leur zone de confort pour venir ici. En faisant des miracles pour inscrire un joueur, avec toutes les limitations imposées par LaLiga… Mais les joueurs ont besoin de toutes les parties importantes du club. Nous avons confiance en Matías. »

Concernant le rôle d’Antonio Cordón, il assure.

« Il faut mettre les choses en contexte. Je le valorise, tout comme Matías, pour avoir eu le courage de relever le défi que je lui ai lancé de venir. Les départs de Ferllo, Ramón Martínez, Alfon et la blessure de Marcao ont permis de faire venir un joueur en prêt pour cinq mois. J’espère qu’il restera ici de nombreuses années et si nous avions dépensé 150 millions d’euros pour ce rendement, l’évaluation serait peut-être différente, mais nous avons dépensé 250 000 euros pour huit joueurs. »

« J’accepte d’être le méchant »

Del Nido Carrasco a également évoqué les critiques d’une partie du public.

« C’est une chose que ton stade chante : “Junior, pars maintenant” ; c’en est une autre lorsqu’il chante : “Junior, meurs”. Le chant “Junior, pars maintenant”, je l’accepte comme faisant partie du football. Cependant, souhaiter la mort de quelqu’un n’est pas agréable et je pense que nous sommes tous d’accord pour condamner ce type de situation. Nous avons appris aujourd'hui que LaLiga a ouvert une procédure disciplinaire suite à ces chants et que le club doit maintenant présenter sa défense afin d'éviter une fermeture de stade pour ces personnes qui ont chanté que je devais mourir. »

Sur son avenir personnel, il reconnaît ses doutes.

« Chaque nuit, quand je me couche, souvent je me demande si cela vaut la peine pour moi de continuer à la tête du club. C’est un acte de responsabilité. Vous savez que j’ai un pacte signé qui me lie à la gestion du club et ce type de responsabilités doit être pris par quelqu’un, car elles sont nécessaires à la survie du club. »

Il assume pleinement son rôle.

« J’accepte d’être le méchant de l’histoire à ce moment du Sevilla FC. »

Et refuse toute fuite.

« Je ne conçois pas la vie en fuyant lorsqu’il y a un problème. Je pense qu'il faut l’affronter et le Sevilla a besoin de personnes capables de prendre ce type de décisions. »

Une transition avant le retour

Le Président regarde vers l’avenir.

« Mon époque va s’achever. Le Sevilla reviendra, il doit passer par un processus de transition. Nous sommes les mêmes qui avons dirigé la période la plus réussie de l’histoire du club et c’est à nous de résoudre cette situation. »

Il estime qu’un nouvel investisseur pourrait accélérer la reconstruction en apportant « des fonds à fonds perdu », tout en précisant que « le Sevilla n’a pas besoin d’augmentation de capital ».

Enfin, il conclut sur le profil recherché.

« La feuille de route est définie. Ce qui peut faire la différence, ce n’est pas qui la dirige, mais le temps. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une capacité économique et d’une capacité de gestion de clubs. Le fait qu’il soit sevillista ou non… L’argent vient souvent de fonds d’investissement étrangers. Si Sergio achète le club, l’argent viendra d’un fonds d’investissement qui, je ne pense pas, aura son siège à Camas. Je ne connais pas le groupe, je n’ai aucune idée s’ils ont de l’argent ou non. La nationalité m’est égale. »

Il a conclu en évoquant l’importance du match de samedi.

« Je ne me mets pas à penser à l’été pour l’instant. Samedi, nous avons un match extrêmement important. En été, il sera normal de continuer à désinvestir, en construisant un effectif imaginatif, avec la sagesse d’Antonio et avec le meilleur entraîneur possible, qui est Matías Almeyda. »

Propos recueillis dans l’émission La Jugada de Sevilla


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