Le Sevilla FC plongé dans la crise : l'avenir de Matías Almeyda divise le club et le vestiaire
- Rabal

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La soirée au Ramón Sánchez‑Pizjuán a laissé une cicatrice profonde. Bien plus qu’une simple défaite, le 0-2 face au Valencia CF a mis en lumière un club fracturé, un vestiaire inquiet et une direction au bord de l’implosion. Nervión, habituellement volcanique, a basculé dans un silence lourd, celui des nuits où l’on sent qu’un cycle touche peut‑être à sa fin.
Dans ce climat électrique, l’avenir de Matías Almeyda est devenu le centre de toutes les discussions. Le club s’est accordé un délai de 24 à 48 heures pour trancher, mais une chose est claire : la situation sportive du Sevilla FC est aujourd’hui plus fragile que jamais.
Une défaite qui bouleverse le club
Le revers contre Valence n’a pas seulement été un échec sportif : il a provoqué une secousse institutionnelle immédiate. Dès le coup de sifflet final, une réunion d'urgence s’est tenue dans la tribune présidentielle, où le Comité Exécutif a longuement analysé la dérive de l’équipe.
Les dirigeants ont été particulièrement déçus du choix du onze de départ, de la gestion des changements et de l’impression générale d’un groupe désorienté et paralysé par la pression. Pour beaucoup, le Sevilla FC n’a jamais semblé aussi vulnérable cette saison.
Almeyda, entre lucidité et fragilité
Devant la presse, Matías Almeyda est apparu affecté, assumant l’entière responsabilité du naufrage. Ses paroles ont résonné dans tout Nervión.
« Si la solution est que je m’en aille, il n’y a pas de problème. Avoir peur ? Non, je n’ai pas peur, c’est dans le domaine du possible. Si c’est nécessaire pour que la situation s’améliore, vous savez que je ne tourne pas autour du pot. »
Une conférence de presse qui n’a pas vraiment convaincu les dirigeants et qui a plongé le club dans un profond désarroi.
Pourquoi Almeyda n’est pas (encore) licencié ?
Malgré la colère du public et la pression sportive, le Sevilla FC hésite. Trois éléments majeurs freinent la décision.
1. Le traumatisme du passé récent
La saison dernière, le licenciement de García Pimienta avait plongé le club au bord du gouffre. La direction redoute de répéter la même erreur, surtout que la marge de points est aujourd’hui encore plus fragile.
2. Le soutien total du vestiaire
Les joueurs restent profondément unis derrière Almeyda. Beaucoup craignent qu’un renvoi provoque une rupture morale difficilement réversible dans un groupe déjà fragilisé.
3. L’absence de remplaçant fiable
C’est probablement le point le plus sensible,
les entraîneurs disponibles exigent des contrats longs et coûteux,
l’instabilité institutionnelle fait fuir les profils les plus cotés,
aucun candidat ne fait l’unanimité en interne.
Ajoutons à cela la relation personnelle étroite entre Almeyda et José María del Nido Carrasco, qui complique encore la prise de décision.
Une trêve décisive : la dernière chance ?
Le club profite de la pause internationale pour sonder calmement le marché et évaluer tous les scénarios possibles. Dans les 24 à 48 prochaines heures, le club devra trancher entre deux options :
Accorder une dernière chance à Almeyda, convaincu par les soutiens internes et le manque d’alternatives solides
Opérer un changement brutal, en assumant le risque d’une déstabilisation encore plus grande
Aujourd’hui, le vrai problème n’est peut-être plus Almeyda lui‑même, mais plutôt l’absence d’un successeur capable de redresser une équipe en crise totale.
Une chose est certaine, les prochains jours pourraient façonner non seulement la fin de saison… mais aussi l’avenir immédiat du Sevilla FC.
Article du VamosMiSevillaFC.com traduit et réinterprété.









