Matías Almeyda : « Je n’envoie pas un message pour faire bonne figure »
- Rabal

- il y a 12 heures
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À deux jours d’un déplacement de très haut niveau, Matías Almeyda a livré, depuis la Ciudad Deportiva José Ramón Cisneros Palacios, un message exigeant et clair sur l’état d’esprit du Sevilla FC avant de défier le FC Barcelona. L’entraîneur a détaillé le plan du match, fait un point sur le retour possible de Rubén Vargas, évoqué Akor Adams et rendu hommage au talent précoce de Lamine Yamal.
D’entrée, Almeyda a insisté sur la qualité constante du Barça, quel que soit le contexte.
« Je pense que Barcelone, même s’ils sont fatigués, même s’ils ont joué hier ou aujourd’hui en fin d’après‑midi, joue toujours d’une manière excellente, quel que soit l’angle sous lequel on le regarde. Ce sera sûrement différent du match que nous avons joué à domicile. »
Pour autant, l’ambition demeure.
« Il y a toujours de l’enthousiasme. Nous essaierons d’être ceux qui gagnent après tant de temps, c’est très difficile. C’est un adversaire qui, match après match, continue de s’améliorer. Je pense qu’ils ont encore perfectionné tout ce qu’ils font bien. »
Sur la dimension médicale et la prise de décision sportive, Almeyda a rappelé la coordination totale staff–terrain. Il a été clair au sujet de Rubén Vargas.
« Le suivi médical va de pair avec le suivi de l’entraîneur, qui est celui qui exécute. Au moment où je considère qu’il doit s’arrêter, je consulte les professionnels. C’est un travail d’équipe avec les masseurs, les médecins et les kinés… Vargas était disponible pour le match précédent, mais il ne se sentait pas en sécurité. Cette semaine, il a pratiquement tout fait normalement, il a levé ces doutes et il est prêt. Nous l’attendons parce qu’il est important pour nous. »
Concernant Batista Mendy, le joueur est une option pour débuter ?
« Il pourrait être l’une des alternatives. C’est quelque chose que nous envisageons. »
Interrogé sur l’attaquant nigérian, Akor Adams, Almeyda a souligné un état d’esprit positif et l’importance des buts.
« Je peux percevoir qu’il va bien. Comme tous ses coéquipiers, ils sont motivés et conscients de ce que nous jouons. Ils sont tous importants. Chaque fois que les attaquants marquent, c’est ce dont nous avons besoin. »
À propos de la disette andalouse au Camp Nou, Almeyda assume l’enjeu mental.
« Je pense que ce que nous devons faire, c’est commencer à prier, prier, prier et croire en ce que nous allons faire. Ensuite, il ne faut pas aller chercher dans les défaites d’il y a vingt‑trois ans et quelques, parce que nous savons à quoi nous sommes confrontés.
Zéro distraction avant la rencontre contre le FC Barcelona.
« J’aimerais que ce soit une finale, mais il reste onze matchs. Ce sont plus de deux mois. Je n’ai pas encore défini l’équipe. Nous verrons demain et nous pensons seulement à Barcelone. Après, il restera toute une semaine pour Valence, voir comment nous allons et comment arrivent les adversaires. »
Concernant Lamine Yamal, l’éloge est sans détour de la part du coach andalou.
« Aujourd’hui, c’est l’un des meilleurs du monde. Il est jeune et s’améliore chaque jour. Pour moi, c’est le meilleur joueur du monde aujourd’hui. C’est un plaisir de le voir jouer, mais ce n’est pas le seul qu’ils ont. Au milieu, ils en ont un autre, et sur le banc aussi. »
Almeyda a résumé l’exigence maximale requise.
« La perfection, même si elle n’existe pas. C’est arriver le plus près possible d’être parfaits dans tout ce qui est à notre portée et voir si cela nous suffit. »
Il a également lancé un message de leadership et de responsabilité.
« Je n’envoie pas un message pour faire bonne figure. Je suis sincère avec moi‑même et avec les gens que j’aime, ceux du Sevilla. Je ne veux pas faire un discours pour que l’on dise que je parle bien. Si, il y a deux semaines, on disait que nous étions la pire équipe de l’histoire dans un derby… Je ne cherche pas d’excuses. Je peux réussir un onze, me tromper dans une stratégie… mais chaque minute, chaque entraînement, nous devons être à 100 %. Nous jouons pour ne pas être relégués en seconde division. Je ne veux plaire à personne et ceux qui me connaissent savent comment je suis. Je parle avec le cœur, même en me trompant. C’est la meilleure équipe, elle met des buts à tout le monde, elle n’a perdu que trois matchs. Ce jour‑là, nous avons fait ce que nous devions faire. Nous irons faire la même chose là‑bas, avec une autre stratégie. »
Il a terminé la conférence en évoquant l’importance du football à propos du cas de María del Mar, une supportrice du Sevilla FC qui reçoit une grande vague de solidarité de la part des fans pour l’aider à surmonter une maladie.
« Le football a quelque chose de très beau, qui éveille des sentiments. Bien utilisé, c’est un remède pour beaucoup de gens. Et puis, à combien d’entre nous donne‑t‑il à manger ? Quelle gratitude que le football nous permette de connaître d’autres cultures, d’autres pays, d’autres gens… Si ce n’était pas pour le football, j’aurais fait autre chose. C’est ça, la beauté du football. Mais c’est le reflet fidèle de nos sociétés. Aujourd’hui, il y a des guerres et nous, nous parlons de jouer un match. C’est la partie triste, que le business doive continuer. Et moi, je me casse la tête pour aller jouer et mettre fin à ces vingt‑trois ans. »











