top of page

Matías Almeyda : « je resterai jusqu’au jour où l’on me dira d’arrêter »

  • Photo du rédacteur: Rabal
    Rabal
  • il y a 3 minutes
  • 5 min de lecture

Le temps des calculs est révolu à Séville. À la veille d’un nouveau rendez-vous décisif face au Girona FC, Matías Almeyda s’est présenté devant la presse avec un discours empreint de lucidité, d’autocritique et de détermination. Pour le technicien argentin, la situation est claire : le Sevilla FC joue sa survie et chaque match vaut une finale.


Après la lourde défaite concédée à Majorque, Almeyda espère voir son équipe réagir immédiatement. Il pourra compter sur les retours de César Azpilicueta, Tanguy Nianzou et Nemanja Gudelj, trois renforts importants pour tenter de stabiliser une équipe fragilisée.

L’entraîneur insiste sur l’état d’esprit nécessaire pour affronter Girona.

« En ce qui concerne le groupe, je suis conscient de ce que nous vivons au quotidien, du dernier match et de celui qui arrive… Nous avons récupéré Azpilicueta, Nianzou et Gudelj. En attendant le match de demain, nous allons chercher les trois points. Ce sera un match difficile, comme tous. Toutes les journées sont des finales pour nous et celle de demain sera une finale de plus. Vu la situation du championnat et notre dernier match… Ils ont de bons joueurs, un bon jeu, et ils n’ont pas la pression qu’a le Sevilla. »

Questionné sur son avenir et sur les rumeurs autour d’un éventuel limogeage, Almeyda s’est montré catégorique.

« Si je m’arrêtais pour penser à savoir si je suis contesté ou non, je serais faible. Je suis un combattant et je resterai jusqu’au jour où l’on me dira d’arrêter. Ce jour-là, ce sera parce que je ne suis plus utile ici. Je ne réclamerai pas d’argent. Je suis ici pour autre chose. Je veux seulement que l’équipe se maintienne et j’y mets tout ce que j’ai. Si je n’y arrive pas et qu’ils estiment qu’un autre doit venir, je ne pleurerai pas. Comme je suis venu avec ma valise, je repartirais avec. Je suis nomade depuis mes 15 ans. Je veux voir le Sevilla dans une autre situation, sans avoir à expliquer autant d’erreurs. Le moment est dur, mais je suis concentré sur le quotidien, avec responsabilité, autocritique et acceptation, mais avec une énorme envie que cela se termine bien. »

Le message est limpide, sa priorité absolue reste le maintien, bien au-dessus de toute considération personnelle.


La situation d’Oso, moins utilisé ces dernières semaines, a suscité des questions. Almeyda a rappelé que les décisions appartiennent au staff.

« Je suis l’entraîneur et je gère les moments comme je le considère. Si je me laissais guider par tout ce qui se dit, je ne serais pas entraîneur et ceux qui donnent leur avis le seraient. Oso n’est pas titulaire. Je l’ai laissé en équipe première après la pré-saison. Jusqu’en décembre, personne ne me posait de questions sur lui. C’est vrai qu’il a fait deux matchs et demi très bons, mais il fallait redonner sa place à Suazo pour son expérience, parce qu’il est international et parce que nous avons changé de système. Je sais que je peux compter sur les deux. Parfois, on planifie des changements et les matchs prennent un autre chemin. Mais je le prends en compte. Je parle avec lui, je sais qu’il est prêt à jouer et je prends des décisions. Les bonnes décisions sont celles qui gagnent les matchs. C’est un joueur que je considère en forme et qui va participer. »

Après les sifflets entendus à Son Moix, Almeyda ne se cache pas.

« La libre expression, qu’elle soit positive ou négative, fait partie de la liberté. Je suis pour la liberté tant qu’elle vient du cœur, parce que nous avons tous le même objectif : sauver le Sevilla FC. Depuis le premier jour, j’ai dit que l’union, dans le football comme dans la vie, fait plus que la division. Le club est divisé, ce n’est pas moi qui vais le découvrir. Mais je reste en marge. Je veux que tout le monde soit uni et gagner tous les matchs. J’accepte le mécontentement : quand tu perds 4-1, personne ne va te jeter des fleurs. Mais il faut encaisser. C’est le football et la protestation fait partie du jeu. »

L’un des grands chantiers reste la solidité défensive. Almeyda reconnaît un nombre trop élevé de buts encaissés et pointe principalement des problèmes de concentration.

« C’est vrai qu’on encaisse beaucoup de buts. Nous avons essayé de modifier les systèmes, les mouvements, le pressing… Nous sommes dans cette recherche et parfois nous y arrivons, parfois non. En analysant chaque but, beaucoup viennent de pertes de marquage. L’autre jour, trois buts viennent des côtés, et ce n’était pas un problème de nombre de joueurs mais de concentration. Il faut rester calme, car on ne peut pas concéder des buts depuis les côtés. Je suis ouvert au dialogue et aux corrections, avec des explications et aussi des regards extérieurs. »

Les pertes de marquage et le manque d’attention coûtent cher, malgré les ajustements tactiques testés.


Le coach a également évoqué le match difficile de Carmona à Majorque, tout en le protégeant.

« Il n’a pas été précis, surtout sur certaines actions. Il donne tout, il se bat, et parfois cet engagement est excessif. La tranquillité est fondamentale. Il peut jouer aux deux postes, il a commencé sa carrière là. Dans d’autres matchs, il a été très bon. Il y a eu des erreurs de tout le monde, y compris de moi. Nous les avons vues et travaillées. Nous cherchons à nous maintenir, à marquer plus et à encaisser moins. Si nous devenons nerveux, rien ne fonctionnera. Nous sommes conscients des erreurs. Les exposer publiquement n’est pas bon, car cela nuit. En interne, tout se parle et se révise. Nous travaillons beaucoup, même si la perfection n’existe pas. »

L’arrivée de Neal Maupay répond à un besoin identifié. Le Sevilla FC manque de réalisme. Almeyda se satisfait déjà de l’impact du français, auteur d’un but spectaculaire, même si son intégration demande encore du temps.

« Nous connaissons la situation économique et nous n’avions que deux attaquants. Nous devons être conscients de cela et chercher le mieux possible. Nous considérons qu’il nous manque des buts. On gagne en marquant. Nous avons choisi de renforcer un poste où il y avait peu de joueurs, car toute équipe en a normalement quatre ou cinq. Nous avons changé de système par manque de joueurs et il était logique de recruter un attaquant avant d’autres postes. Il faut faire confiance à ceux qui sont là. La tranquillité est importante, même après une lourde défaite. Concernant Maupay, nous l’avons fait venir pour marquer des buts et aider dans d’autres aspects. Dans le peu de temps que nous avons ensemble, l’important est le superbe but qu’il a marqué. Il ne nous a pas servi car nous avons perdu. Il a eu de bons mouvements et d’autres qui demanderont du temps pour s’adapter à notre façon de jouer. »

Enfin, interrogé sur Sergio Ramos, Almeyda a préféré éviter le sujet.

« Comme entraîneur et ancien joueur, et vu la personnalité de Sergio, je ne veux pas parler de ce sujet. Je suis arrivé dans un groupe et je dois me concentrer sur ce groupe, qui mérite tout le respect et la confiance. Je ne parle jamais de noms. Ramos est un grand nom du football mondial, mais d’autres sujets ont déjà été expliqués et je ne m’en mêle pas. »

Sevilla FC, FC Séville, Girona FC, Séville Gérone, Sevilla FC Girona FC, FC Séville Gérone FC, Gérone FC, Séville Gérone, Seville Gerone, #SevillaGirona


Qui sommes-nous ?

Sevilla Va est un "social media" dédié à l’actualité du Sevilla FC, avec pour mission de vous informer et de vous faire découvrir le club de la capitale d'Andalousie.
Sevilla Va est associé aux réseaux Sevilla FC France et à la créatrice de contenus "Emilie Sevillista".

LogoSevillaFrance

Retrouvez toute l'actualité du Sevilla FC

sur les réseaux sociaux Sevilla FC France

et sur les réseaux d'Emilie Sevillista

  • X
  • TikTok
  • Whatsapp

© Copyright 2025, Tous droits réservés  |  SevillaVa.fr

Mentions Légales - Politique des Cookies

bottom of page