Matías Almeyda : « J’étais au bord de craquer en voyant ça »
- Rabal

- 8 févr.
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Dernière mise à jour : 9 févr.
Présent en conférence de presse après le match nul face à Girona FC, Matías Almeyda n’a pas cherché d’excuses. L’entraîneur du Sevilla FC a livré une analyse franche et très critique de la prestation de son équipe, notamment en première période.
« Mon analyse est que nous avons livré l’une de nos pires premières mi-temps. Aujourd’hui, nous avons été largement dominés. Nous avions planifié un pressing qui n’a absolument pas fonctionné et, en plus, ils ont marqué dès la 1ʳᵉ minute, ce qui change tout et rend la situation très compliquée. En seconde période, avec le changement de système, nous avons été meilleurs et l’égalisation est arrivée. Mais sur une autre erreur, nous avons failli perdre encore une fois. »
Malgré le contenu irrégulier, Almeyda a tenu à souligner l’importance du résultat. Ce point arraché est perçu comme précieux, presque vital dans le contexte actuel. Un point que l’Argentin considère comme de l’or
« Un point vaut de l’or. Nous avons eu du mal à égaliser et ensuite nous avons été sauvés par notre gardien. À ce stade, je considère que chaque point est précieux. Ce Sevilla lutte pour rester en Liga. Il faut se sauver de la relégation, c’est très simple. C’est un combat constant. Quand je dis aux joueurs que ce sont des finales, c’est la vérité. »
Le technicien a également mis en avant le rôle croissant des jeunes issus de la cantera, régulièrement sollicités ces dernières semaines.
« Être jeune fait que l’on ne mesure pas toujours la réalité, mais il est vrai que la grande majorité d’entre eux fait du bon travail. »
Interrogé sur l’action polémique de la première période, lorsque les sévillans ont réclamé un penalty, Almeyda n’a pas caché son agacement.
« J’ai vu une photo, je ne sais pas si elle a été modifiée. C’est vrai qu’il joue au basket à ce moment-là. Nous avons aussi eu une action similaire à la fin. Aujourd’hui, même l’arbitrage ne nous respecte plus. »
Sa frustration a atteint son paroxysme dans le temps additionnel, au moment où Girona a obtenu un penalty.
« J’étais au bord de craquer en voyant ça. Je regardais l’action, nous avions l’égalisation. Il a ajouté une minute de plus, pourquoi ? Il y a une institution derrière, ce n’est pas seulement un homme. »
Concernant ses choix tactiques, notamment la rentrée d’Alexis Sánchez et le remplacement d’Akor Adams, Almeyda a défendu ses décisions, évoquant des raisons internes et sportives.
« Je pensais que l’entrée d’Alexis Sánchez était opportune. C’est pour cela que j’ai fait ce changement. Rien ne garantit que mettre des joueurs grands en attaque assure plus de tirs. »
Après l’égalisation, le coach sévillan a voulu mettre en lumière l’investissement total de ses joueurs, malgré un contexte pesant au Ramón Sánchez-Pizjuán.
« Ils sont en train de se donner corps et âme. Ce n’est facile pour personne de jouer dans cette ambiance. Nous luttons pour le maintien pour l’histoire du club et ensuite nous verrons. J’apprécie tout ce qu’ils apportent. Ce sont les joueurs du Sevilla et il faut les soutenir à fond. »
Conscient de la fragilité mentale de son groupe, Almeyda a insisté sur la nécessité de retrouver sérénité et lucidité.
« Pour moi, il y a ce blocage dont je parle. Le match était déjà terminé et il nous fallait cette tranquillité. Les jeunes se bloquent et la partie négative prend le dessus. J’essaie de leur faire prendre conscience, mais cela s’est produit dans de nombreux matchs. »
Avant de conclure par un message fort sur son engagement personnel, dénué de tout calcul.
« Je ne m’use pas. Je serai là jusqu’à ce qu’on me dise que je ne dois plus l’être. Je veux jouer à fond. Ça me fait mal parce que je vis de passion, je ne viens pas en vacances pour voir la Giralda. »
Enfin, il a assumé pleinement son rôle face aux critiques.
« Je ne les lis pas. C’est normal qu’il y en ait et le responsable, c’est moi. »
🎙️ Matías Almeyda sur Sevilla FC+
Quelques minutes après la rencontre, Matías Almeyda s’est exprimé au micro de Sevilla FC+. Là encore, le discours a été marqué par une forte autocritique, malgré le point obtenu face au Girona FC lors de cette 23ᵉ journée de LaLiga EA Sports 2025/26.
« Je pense que la situation dans laquelle nous sommes a provoqué beaucoup de nervosité en première mi-temps. Les joueurs se bloquent et rien n’a fonctionné, nous avons été clairement dominés. Ensuite, nous avons changé de système avec les remplacements et nous avons fait mieux. Mais évidemment, à cause d’erreurs beaucoup trop simples, nous avons failli perdre. Il faut être plus tranquilles : avec le calme, on s’en sort ; sans calme, non. »
L’entraîneur argentin a clairement distingué deux visages de son équipe, reconnaissant la supériorité du rival avant la pause, tout en valorisant la réaction après le changement de dispositif.
« La seconde mi-temps a été bonne. Nous avons changé de système et de stratégie, c’était le plan B. L’adversaire joue très bien : nous ne pouvions pas les presser, ils gagnaient les deuxièmes ballons, filtraient depuis le milieu… ils nous ont largement dominés en première période. Ensuite, nous les avons repoussés dans leur camp, en sachant qu’ils pouvaient nous contrer. L’égalisation est arrivée et sur la dernière action, il n’y a plus de match : il faut stopper le ballon et ne plus jouer. Un point, c’est énorme. »
Almeyda a également insisté sur la gestion des fins de match, un axe de progression encore perfectible selon lui.
« On corrige, on parle, et les choses se répètent. Je crois qu’ils voulaient aller chercher le deuxième but, mais il faut être calmes et additionner les points. L’objectif est que le club ne descende pas. C’est très simple. Plus nous serons simples, mieux ce sera. »
Enfin, le technicien n’a pas caché sa frustration personnelle, lui qui ne se satisfait pas d’un simple match nul.
« Il faut tout analyser. C’est un réconfort qui ne me comble pas. Moi, j’aime gagner. Maintenant commence une autre étape : continuer à souffrir, avoir l’impression que tout ce que tu fais est mal… C’est notre travail, et il faut voir jusqu’à quand. »












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