Sevilla FC : la vente se complique, la Troisième voie gagne du terrain et Sergio Ramos s’intéresse au dossier
- Rabal

- il y a 2 heures
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L’année 2026 débute dans un climat d’incertitude totale autour de l’avenir institutionnel du Sevilla FC. Le processus de vente du club, annoncé comme imminent il y a encore quelques semaines, connaît un net ralentissement et pourrait même se retrouver momentanément bloqué. En cause : le recul du principal investisseur américain, la fragilisation de la valorisation du club et l’émergence de nouveaux acteurs dans un dossier toujours plus complexe.
Le fonds américain freine après l’audit financier
Le fonds d’investissement américain qui menait jusqu’ici les discussions avec les actionnaires de référence a revu sa position après les premiers résultats de l’audit financier. La due diligence aurait mis en lumière une situation économique plus délicate que prévu, incitant l’acheteur à adopter une posture beaucoup plus prudente.
Conséquence directe : la valorisation du Sevilla FC est revue à la baisse. Alors que le prix de l’action dépassait initialement les 3 400 euros, il serait désormais estimé autour de 2 700 euros. Une chute significative qui change totalement la dynamique des négociations et alimente les doutes sur la volonté réelle du fonds américain d’aller au bout de l’opération.
Cette baisse refroidit également certains grands actionnaires, peu enclins à céder leurs titres dans ces nouvelles conditions, ce qui accentue le risque de paralysie du processus.
La Troisième voie locale regagne du terrain
Ce coup de frein profite mécaniquement aux autres candidats restés en embuscade. Parmi eux, la « Troisième voie », portée par les entrepreneurs sévillans Antonio Lappí et Fede Quintero, retrouve de la crédibilité. Leur projet, basé sur un ancrage local et une vision alternative de la gouvernance du club, n’avait jamais été totalement écarté.
Dans le nouveau contexte, leur candidature apparaît de nouveau comme une option sérieuse, même si l’équation reste complexe. Au-delà de l’aspect financier, la clé résidera dans la capacité à trouver un consensus entre les grandes familles actionnaires, un objectif qui semble aujourd’hui encore lointain.
Sergio Ramos s’informe et observe le jeu de loin
Dans ce climat instable, un nom inattendu s’invite dans le débat : Sergio Ramos. L’ancien capitaine du Real Madrid CF, formé au Sevilla FC et revenu brièvement à Nervión en 2023, aurait récemment pris des renseignements sur la situation de l’actionnariat du club.
Sans négociation formelle ni offre concrète, Ramos aurait initié des contacts préliminaires afin de comprendre les mouvements en cours et d’évaluer différents scénarios. Actuellement sans club après son passage au Mexique, le défenseur réfléchit à la suite de sa carrière tout en s’intéressant de plus en plus à des projets entrepreneuriaux liés au football.
Son intérêt n’est pas anodin. Déjà impliqué comme investisseur dans le San Fernando CD, Sergio Ramos a démontré qu’il envisageait son avenir au-delà du terrain. Une éventuelle implication, même minoritaire, au Sevilla FC aurait une portée symbolique considérable auprès du sevillismo, tant le lien émotionnel entre le joueur et le club reste fort.
Un avenir toujours flou pour le Sevilla FC
À ce stade, aucune option ne se détache clairement. Le retrait partiel de l’investisseur américain, le retour en force de la Troisième voie et l’intérêt exploratoire de Sergio Ramos illustrent un paysage actionnarial plus ouvert que jamais, mais aussi profondément instable.
Le Sevilla FC avance ainsi dans une zone grise, où chaque mouvement peut rebattre les cartes. Une chose est sûre : le dossier de la vente est loin d’être clos, et les prochaines semaines s’annoncent décisives pour l’avenir du club.
Article du orgullobiri.com, traduit et réinterprété












